Journal d’écriture – Ma romance : deuxième essai

écriturerose

Joyeux Noël à tous! Bon il est temps de faire un nouveau bilan de l’avancement de mon projet d’écriture!

Pour ceux qui n’ont pas suivi, jai décidé de reprendre mon vieux hobby d’écrire et j’ai porté mon choix sur le genre de la romance, un truc en apparence simple à la manière des Harlequins. Mais je me suis rapidement rendu compte que sans organisation, je ne m’en sortirai pas dans ce style! J’ai donc dû abandonner ma première intrigue (si l’on peut appeler ça comme ça) et reprendre tout à zéro. Pour ne pas faire la même erreur que dans mon histoire précédente, j’ai décidé d’être beaucoup plus méthodique.

J’ai commencé par écrire un synopsis pour plusieurs histoires potentielles sur une feuille de papier avant de me lancer. J’ai aussi accepté de me laisser plus de temps et de ne pas caracoler pour finir le tout en dix jours. Mais je dois quand même rédiger au moins 3 pages par jour!

Pour mes intrigues, je me suis donné l’embarras du choix, faisant un petit état des lieux des styles de romance présents dans les catalogues d’éditeurs girly/romantiques. On peut être réaliste et moderne, fantastique à la Twilight, historique… Bref, tout est possible mais il y a quand même des sous-genres types auxquels je peux me rattacher. J’ai essayé de réfléchir à des histoires dans différents styles – le seul que j’ai mis de côté étant le genre fantastique qui me semble plus compliqué à faire en moins de 200 pages.

MiladyVampireetCelibataire

Oui, Monsieur! Les vampires ont aussi le droit de se prendre la tête sur leur célibat!

Voici quelques exemples parmi d’autres idées (je résume pour ne pas charger l’article) :

  • La meilleure amie de mon héroïne précédente est devenue le personnage central d’une histoire qui se passerait dans une ferme en Australie (pour les paysages).
  •  Une histoire d’amour sensuelle mêlerait passé et présent autour d’un tableau. Cette idée m’a beaucoup plu parce qu’elle me permettrait de parler de choses sensibles pour moi mais j’ai décidé de ne pas l’exploiter pour ma romance, car je la trouvais trop complexe à mettre en oeuvre dans un tel projet.
  • Dans le genre historique, une histoire se passerait dans la campagne anglaise à la fin du XVIIIe siècle et associerait sport, émancipation féminine et amour impossible entre nobles et moins nobles.
  • Une intrigue sur les interprètes de rêve en Egypte ancienne qui pourrait coller à la fois dans le style historique voire fantastique si je m’en sentais l’envie.
  • Dans le genre maritime, je pourrais écrire un truc sur les pirates ou mieux, un sujet historique que je connais bien, les prisonniers du XVIIIe siècle envoyés au bagne dans les colonies françaises et anglaises.
  • Enfin, je pourrais mettre en scène une héroïne qui contracte un mariage blanc avec un homme très courageux persécuté dans son pays. Pour compliquer les choses, cette jeune femme serait déjà fiancée à quelqu’un et ferait tout cela par pure grandeur d’âme.

J’ai finalement opté pour la dernière option car je trouvais l’intrigue plus facile à écrire, pleine de potentiel à la « comédie M6 », et j’avais plusieurs idées de rebondissements. Du style, je peux faire intervenir la Mafia et des méchants qui veulent dénoncer la brave fille, en plus de décrire son tiraillement amoureux entre son fiancé et le nouveau venu. Une parfaite histoire de romance, non? Et un scénario plein de clichés qui me permettraient quand même de traiter de sujets de société et de pouvoir démontrer que mon héroïne est une femme moderne et indépendante.

MariagesBlancs

Le mariage blanc dans la romance : un scénario testé et approuvé, et des titres innovateurs. Ici, toutes les héroïnes se marient avec un riche prétendant pour sauver leur famille de la ruine ou protéger leur entreprise.

Pour me fixer une direction claire, j’ai résumé toute l’intrigue sur deux pages et demi. C’était assez simple. A l’origine, l’héroïne, Oriane, devait être en couple avec un homme arrogant, égoïste et très différent d’elle prénommé Pierre-Henri. Je soulignais le fait qu’il s’agissait d’une histoire improbable mais excitante à cause de leurs différences flagrantes. Pour sauver un homme mis en danger pour ses activités d’avocat dans un pays où les droits de l’homme sont bafoués, Oriane accepte un mariage blanc au grand dam de son petit ami. Jaloux, celui-ci ne parvient pas à se faire à l’idée qu’elle se marie avec un autre, la trompe et finit par la dénoncer. Résultat : l’avocat est en danger de mort et notre héroïne qui est tombée amoureuse de lui entretemps choisit d’aller le sauver des mains de la Mafia ou assimilé, quittant ainsi Pierre-Henri et se précipitant dans le pays de son nouvel amoureux. Histoire de mettre aussi des paysages un peu exotiques.

Bon, je schématise à fond hein. C’est certes un minimum cliché mais sur deux pages et demie, ça parait quand même un peu plus subtil que ça.

MariagesBlancspapiers

Hollywood aussi a produit des comédies romantiques où les héros se marient pour un visa de travail américain.

Une fois les bases de l’histoire tracée, il faut commencer à écrire. Personnellement, j’ai beaucoup de mal à écrire dans le désordre, comme je l’ai déjà dit dans un article précédent. Je commence toujours par le début et j’écris page après page. J’aime découvrir ce qui se passe un peu en même temps que mes personnages. Et il faut donc que je les connaisse sacrément bien et que j’ai des idées très précises sur les détails de l’intrigue pour me hasarder à écrire des passages au milieu ou à la fin de l’histoire. Donc ici aussi, j’applique ma méthode habituelle : je commence par la première page et l’entrée en matière, quitte à y revenir et à corriger le tout plus tard. Je sais, l’accroche doit… ben accrocher! Et ce n’est pas évident quand c’est la toute première chose qu’on écrit. Mais le truc, dans ce cas, c’est d’y revenir après, au bout d’une vingtaine de pages écrites par exemple, voire encore plus tard.

Après quatre pages bavardes et longuettes où l’héroïne prend la décision de se marier de manière pas du tout réaliste (ivre, dans un bar, elle est « touchée » par le sort de l’avocat dont lui parle une copine et offre ses services en tant que future épouse, comme ça, à l’arrache, assurant que son copain conservateur « comprendra » – mais ouiiiii bien sûûûr!), j’ai choisi de tout couper et de commencer au moment où elle annonce cette décision à son petit ami. Du coup, paf, elle parait plus crédible et moins inconsciente. Ce choix important n’est plus pris à la va-vite grâce à ce redécoupage : en commençant avec le fait accompli, j’invente que l’héroïne y pense depuis « des mois » et sait ce qu’elle fait.

Je continue donc mon intrigue entre l’annonce au petit ami, sa manière de l’accepter… Mais là un nouveau problème se profile. Pierre-Henri, le sale type qui devait servir de faire-valoir au courageux avocat, ne se laisse pas du tout décrire comme je l’avais prévu… Et voilà que son personnage m’échappe et bousille tout ce que j’avais prévu pour ma romance! Je vous le raconte dans mon prochain article car là, je vous ai déjà blablaté sur plus de 1000 mots 😉 (edit : la suite c’est ici!)

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9 réponses à “Journal d’écriture – Ma romance : deuxième essai

  1. Bonne idée le coup de la green card, c’est vrai que c’est un classique et potentiellement riche en rebondissements! Il y a toutefois quelque chose qui me chiffonne… Pourquoi ton héroïne serait-elle en passe d’épouser un homme arrogant, égoïste et très différent d’elle? Plutôt rare dans la vraie vie, lorsqu’on est soi-même suffisamment altruiste pour sauver quelqu’un par un mariage blanc… C’est peut-être pour cela que le personnage de Pierre-Henri t’échappe? Mais je suis trop curieuse, tu nous le raconteras certainement au prochain épisode 😉

    • Oui, tu as bien vu, c’est exactement la raison pour laquelle le personnage m’échappe! Je n’arrive pas à rendre son éviction au profit de l’autre homme réjouissante.

      En fait, j’étais partie du principe qu’il est parfois très excitant de se retrouver face à quelqu’un de totalement différent de soi, même si cela signfie qu’on est en désaccord. Je me disais que Pierre-Henri et Oriane trouvaient l’un chez l’autre des choses qu’ils ne trouvaient pas dans leur entourage : ils n’ont rien en commun, donc forcément, il y a quelque chose qui leur parait unique dans leur découverte mutuelle. Ils pensent qu’ils ne pourront pas retrouver quelqu’un de pareil.
      Pierre-Henri est arrogant et égoïste mais il est aussi intelligent, fin d’esprit, drôle dans un genre cynique et cela a son charme.
      Je raconterai plus en détails dans un prochain article mais j’avoue que c’est un nouvel obstacle, je renâcle un peu là!

  2. Hâte de savoir comment tout cela va évoluer ! Il y a quelques années je passais ma vie à écrire. Aujourd’hui j’ai les idées, coincées là quelque part, mais je ne prend plus le temps de laisser courir mes doigts sur le clavier. Comme toi j’adorais découvrir les évènements en même temps que mes personnages et les faire évoluer petit à petit. Tu m’as presque donné un coup de boost pour m’y remettre tiens! 😉

    • Oooh mais remets-y toi!! C’était pareil pour moi : je crois qu’on peut trouver du temps si on le veut vraiment, mais encore faut-il prendre la décision de se poser pour écrire!
      Tu écrivais quel genre d’histoires? 😉

        • C’est marrant parce que je trouve qu’à l’époque, écrire de la BitLit c’était un peu créatif! Perso, même avec l’influence de Buffy et autres séries du style qui étaient quand même largement moins répandues qu’aujourd’hui, j’aurais pas eu l’idée des trucs comme ça!

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