J’écris trop… mais pas sur mon blog!

écriturerose

La dernière fois que j’ai écrit un article c’était début août… Je suis une vraie blogueuse amatrice, j’écris pour le plaisir, parce que j’aime avoir un espace où je peux parler de ce qui me plait avec une jolie audience, rien de plus ambitieux. Je n’ai donc pas vraiment de planning ni de stress si je ne publie pas pendant quelques semaines : pourtant, un blog c’est comme une plante, si on le laisse trop longtemps à l’abandon, il dépérit!

Alors pourquoi est-ce que j’ai molli à ce point? Hé bien j’ai beaucoup écrit ces derniers mois… et en résultat, je n’avais pas forcément le courage de continuer à écrire pour mon blog. Dans mon travail déjà, je fais une tâche qui nécessite la rédaction régulière de petits textes. J’écris aussi dans le cadre d’activités bénévoles où je dois fournir de la documentation à un public.

Et puis le clou du mois d’août, ça a été ma découverte de la participation à Wikipédia. Comme tout le monde, j’ai souvent consulté Wikipédia pour lire une synthèse rapide, bien que pas toujours très fiable. J’éprouvais à l’égard de l’encyclopédie un mélange de gratitude (c’est tellement pratique pour lire les grandes lignes d’un sujet sans chercher bien loin!) et de dédain (ce n’est pas toujours très intéressant). Je ne sais pas bien pourquoi ce jour-là après pourtant tant de lectures, début août j’ai eu une sorte d’illumination devant un article qui ne me satisfaisait pas et je me suis dit « il faut que je le modifie, je pourrais tellement améliorer son contenu! ». Avant cet instant, je n’avais jamais réalisé que participer à un article Wikipédia était aussi simple : on peut même le faire sans s’inscrire, juste en cliquant sur le coin d’un paragraphe! Techniquement, c’est donc extrêmement facile mais ce qui est vraiment enthousiasmant à mes yeux, c’est le fonctionnement communautaire et les règles inspirées des techniques scientifiques et journalistiques : on ne peut pas écrire n’importe quoi, ça doit être étayé par des preuves vérifiables et neutres. Pour moi qui ai suivi des études de sciences humaines et ai donc été formées à écrire des textes explicatifs qui s’appuient sur des sources fiables, je me suis aussitôt sentie dans mon élément.

Wikipedia

Oui, je suis amoureuse de Wikipédia.

Pour tout vous dire, le premier jour, je suis restée debout jusqu’à 5h du matin, tant j’étais prise par la fièvre de la rédaction de la fiche sur laquelle j’avais porté mon dévolu! Je ne vous dirai pas à quels articles j’ai participé parce que j’ai aussi énormément accroché à ce côté semi-anonyme et sans gloire de la rédaction Wikipédia, rapporter des faits pour informer les autres, pas pour se faire reconnaitre pour ce travail, et que j’aime bien que ma contribution reste donc ainsi gratuite et inconnue. Deux mois après, je suis toujours sous le charme de cette participation communautaire que j’avais croisé si souvent sans la soupçonner. Je suis toute excitée quand je réalise que je suis en train de lire un article que je pourrais sensiblement améliorer! Et mine de rien, éditer des pages Wikipédia en respectant la rigueur des règles officielles, cela m’a pris du temps : du temps à rechercher des sources crédibles, à les lire pour en reprendre les points clés, articuler le tout…

Enfin, mon dernier travail d’écriture n’est pas si déconnecté de ça de l’ambiance Wikipédia. Quand j’ai commencé ce blog il y a maintenant deux ans, j’ai très rapidement évoqué le fait que je voulais me remettre à l’écriture. J’ai presque honte de le dire parce que ça n’a pas été bien loin.

Je savais que je n’étais pas douée pour conclure une histoire, je ne l’avais jamais vraiment fait et j’étais déterminée à enfin y arriver. Je me suis focalisée sur le genre de la romance parce que ce n’est pas vraiment sur des rencontres amoureuses que je fantasme et ça me paraissait donc assez éloigné de moi, tout en appartenant à un monde fictionnel que j’adore en tant que lectrice et spectatrice (je suis une énorme consommatrice de comédies romantiques). Je pensais que ce serait ainsi plus simple de créer une histoire et d’arriver au bout sans la rallonger sans cesse. Sauf que voilà, mon projet était scolaire, le sujet trop cadré, j’écrivais par exercice et ça ne suffisait pas à me motiver. Le soir, je pensais peu à mon héroïne : j’essayais de lui trouver une histoire mais ça ne venait pas spontanément, à l’inverse de tous mes scénarios d’adolescentes où le moindre trajet en métro était propice à créer des dizaines de scènes. Mon histoire ne me tenait pas du tout à coeur, j’avais juste envie de l’écrire par principe. Donc j’ai abandonné sans vraiment en prendre la décision… Et je n’avais pas spécialement envie d’y revenir. Mon objectif de terminer une histoire, formulée fin 2012… a été un échec jusque là!

Et puis l’année dernière, en regardant passer un thème d’écriture de romance sur Twitter, j’ai senti la flamme s’allumer. Pas d’un seul coup mais le sujet me semblait coller avec une des idées que j’avais noté dans un carnet au moment où je me disais que j’allais recommencer à écrire. Pour que cette idée corresponde vraiment au thème d’écriture, il fallait que je rajoute un élément en plus, quelque chose qui planterait le décor et ferait rêver. Je voulais parler de quelque chose que je pourrais décrire en connaissance de cause, donc de quelque chose que je connaissais bien, et j’avais justement des choses qui pouvaient faire rêver à décrire sous la main. En quelques heures, la machine s’est emballée : trouver un sujet de romance m’avait paru si laborieux quelques mois plus tôt et soudain, ça devenait si évident! Je savais qui serait mon héroïne, son histoire, son parcours, et au fil des jours, c’était comme un grand puzzle dont j’ignorais l’existence mais qui avait toujours trainé quelque part chez moi et dont les pièces s’assemblaient toutes seules. Les personnages surgissaient de nulle part, l’intrigue devenait plus nette, tout semblait si clair!

Accidental-countess

Je m’étais donc décidée pour une romance historique, moi qui m’étais jusque là bornée à chercher du côté de l’époque contemporaine pour pouvoir avancer n’importe quel fait sans avoir besoin de le vérifier. Au départ, je ne voulais pas trop m’acharner à respecter la vérité historique. Je cherchais une ambiance, un parfum d’époque, et le reste libre à moi de le décider. J’ai quand même commandé une demi-douzaine de livres sur le sujet qui m’intéressait et rapatrié à l’Ile Maurice une bonne dizaine d’autres que j’avais chez moi. Je me disais « j’en lirai quelques pages pour m’en imprégner, juste pour l’ambiance… » (oui parce que mon autre problème c’est que j’ai aussi du mal à finir les livres en ce moment).

J’ai écrit un peu à partir de là, sauf que mon héroïne commence dans un pays puis voyage. Au moment du premier voyage, il fallait que je change donc d’ambiance. Et puis… chassez le naturel, il revient au galop! Je ne pouvais pas m’empêcher de faire comme on m’avait appris « Tu dis ça mais est-ce vrai historiquement? ». J’essayais de ne pas aller au-delà de la lecture de Wikipédia et une ou deux pages généralistes sur Internet mais petit à petit, chaque détail de mon intrigue me poussait à faire des heures de recherche dans mes livres mais surtout dans les travaux universitaires, dans les documents d’époque que je pouvais trouver en ligne (et si j’avais été dans une grande ville avec une bonne bibliothèque, je pense que j’y serai allée!)…

Ce travail méticuleux qui aurait dû me décourager parce qu’il me ralentissait considérablement a en fait boosté ma motivation! Comme pour Wikipédia, ce mélange d’écriture et de recherches m’a enthousiasmé… et j’y ai trouvé de la profondeur pour mon histoire. Pour le moment, j’ai écrit 80 pages mais je dois avouer que les 50 premières ayant été écrites quand je ne voulais pas faire trop de recherches… je me rends compte qu’elles sont à réécrire car un peu légères. Cependant, la règle que je me fixe pour ne pas trop me retarder par des considérations diverses, c’est de ne pas revenir en arrière, de tout écrire comme un brouillon et de seulement modifier l’intrigue et les points bancaux quand je serai arrivée à la fin de mon histoire! Donc j’y reviendrai… dans quelques mois, espérons-le!

Bref, vous savez tout sur mon manque de présence sur le blog maintenant! Je ne vais pas vous jurer comme avant que je vais finir mon histoire cette fois (ce n’est plus tant que ça une romance d’ailleurs)… Mais j’espère bien que je vais enfin y arriver! Et surtout, j’espère bien pouvoir revenir sur le blog plus souvent!

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6 réponses à “J’écris trop… mais pas sur mon blog!

  1. bonjour, c’est en cherchant sur le net  » comment écrire une romance » que je trouve votre blog, je vous encourage à écrire encore et encore, ne pas vous décourager, je commence mon troisième manuscrit justement sur une romance actuelle et non historique, car les recherches sont épuisantes et puis pendant ce temps-là on écrit pas. mon premier roman a été publié en Décembre 2013, le deuxième est en ce moment entre les mains des correcteurs de la maison d’éditions http://www.Cockritures.fr c’est une jeune maison d’éditions, j’ai connu le parcours du combattant de l’écrivain débutant qui fut semé d’embûches et déboires avant de la trouver. Je vous renouvelle mon soutien et mon encouragement à continuer à écrire,
    belle journée à vous.

  2. Ah, c’est génial, ça ! 🙂 Moi, j’avoue que j’ai vraiment, vraiment du mal à continuer à écrire si je sais qu’il y a quelque chose à modifier dans ce que j’ai écrit avant. J’ai essayé de lutter contre ce « défaut », mais… comme je n’y arrive pas, je me dis qu’il faut juste que je l’accepte et que je trouve un moyen de fonctionner avec.

    • (Bonne année 🙂 )

      C’était mon gros défaut de ne pas pouvoir aller de l’avant dans l’écriture si tout n’était pas parfait mais puisque j’écris dans l’ordre, j’ai tendance à découvrir des choses sur mes personnages et mon contexte en permanence et du coup, je reviens toujours en arrière ce qui m’empêche de terminer quoi que ce soit!
      J’ai fait le NaNoWriMo cette année et ça m’a vraiment aidé à fonctionner en mode « avance sans te retourner, l’important c’est que ton intrigue progresse ». J’ai décidé de ne faire aucune retouche avant d’arriver à la fin d’une de mes intrigues et je suis plutôt bien partie 🙂 Je m’autorise à modifier si des trucs dans le paragraphe précédent me bloquent vraiment ou si je pense à un truc que je voudrais rajouter mais le reste du temps, je me dis « bon ok, en cours de route son oncle est devenu son frère et elle a changé d’année de naissance mais tu corrigeras ça après ». Et pour le moment, c’est vraiment ce qu’il me fallait pour surmonter mes blocages 🙂
      Je note quand j’y pense les choses que j’aurais à modifier mais je ne me prends plus trop la tête sur ça car je sais que de toute façon, d’ici que j’arrive à la fin, des tas de choses auront encore changées!

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