Les soutien-gorges : bons ou mauvais pour la santé?

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Voilà plus d’un an que je n’ai pas posté sur le sujet des soutien-gorges, un thème qui intéresse beaucoup d’entre vous notamment à cause du manque d’informations disponibles pour se sentir à l’aise dans ses sous-vêtements. Il y a une question que je n’ai encore quasiment pas traitée et qui est pourtant très basique : les soutien-gorges sont-ils réellement utiles ou bons pour la santé?

Cet article n’a pas pour vocation de donner des réponses médicales ou scientifiques précises mais plutôt de mettre le projecteur sur l’état des connaissances sur le sujet, sans vraie bibliographie et donc de manière très informelle. A partir de ces éléments, je réécrirai peut-être quelque chose de plus approfondi plus tard ou je vous laisserai faire vos propres recherches car aujourd’hui, trop d’idées reçues, d’informations caduques et de rumeurs circulent sur le bien-fondé de l’utilisation du soutien-gorge. Tout ça pour dire : cet article est une piste de réflexion et non une référence.

Un état de la recherche encore embryonnaire

La première chose à savoir sur l’utilisation du soutien-gorge est que ses effets sont très mal connus et que les groupes de recherches sérieux se penchant sur le sujet sont encore assez récents et ont donc produits pour le moment assez peu d’études. Toute personne qui vous AFFIRME comme une vérité scientifique absolue que le soutien-gorge vous fera forcément du bien ou forcément du mal manque probablement ainsi de rigueur. Et oui, il arrive que des spécialistes de la santé tiennent un discours de ce type en étant pro ou anti-soutif mais étant données les idées reçues bien ancrées circulant sur la question, je ne suis pas certaine que tous les professionnels se réfèrent réellement à des études précises et variées. Par contre, si votre situation médicale est particulière (et par situation particulière, je ne veux pas dire « poitrine généreuse », nous y reviendrons plus tard), il est évident que la question du soutien-gorge devient un élément mineur parmi d’autres plus importants.

Sur Internet, vous trouverez sans aucun doute des documents publiés sur des sites amateurs ou par des personnes à l’identité floue concernant la nocivité des soutien-gorges. Inutile de vous dire que ce n’est pas franchement fiable : il n’y a pas grand-chose de scientifique dedans et quand des études ou des personnalités médicales sont citées pour « valider » ce discours, c’est rarement légitime (par exemple, le document va invoquer une étude sérieuse pour appuyer un propos alors que l’étude parle en fait d’un phénomène différent… mais comme vous ne l’avez pas sous les yeux, vous ne pouvez pas vérifier et vous devez « faire confiance » à l’auteur du document).

Il y a pourtant plusieurs études sérieuses qui ont été faites mais leurs résultats sont encore trop partiels pour tirer des tendances générales. Quand on fait de la recherche scientifique, on ne peut pas se baser sur une étude portant sur une trentaine de personnes d’un seul groupe pour tirer des conclusions définitives et c’est pourquoi les quelques publications qui existent ne sont pas suffisantes pour affirmer quoi que ce soit de général sur le soutien-gorge.

Par exemple, une étude qui a fait beaucoup de bruit récemment est celle du médecin Jean-Denis Rouillon de l’Université de Besançon. Les médias du monde entier l’ont reprise ont titrant « Le soutien-gorge serait dangereux pour la santé! ». En réalité, le Dr Rouillon a mené son étude sur quelques centaines de femmes sportives et s’intéressait surtout à la « ptôse mammaire », c’est-à-dire le fait qu’une poitrine s’affaisse au fil du temps. D’après ses résultats, le soutien-gorge favoriserait l’affaissement du sein, même chez les fortes poitrines, puisque le sein perdrait alors son aptitude à développer ses propres soutiens naturels. Cependant, il le dit lui-même : ses recherches portent sur un contexte très précis et ne peuvent pas être appliquées à toutes les femmes. Elles peuvent servir de point de comparaison pour d’autres études mais ne constituent pas à elles seules une preuve sur la nocivité générale de votre soutif. Certaines personnes ici ou là sur Internet ont commencé à utiliser cette étude pour parler du lien avec le cancer du sein ou d’autres conditions médicales… c’est une imposture intellectuelle car le Dr Rouillon n’a pas du tout étudié cela! En plus, la rigueur scientifique nécessite généralement des contre-études pour confirmer ou infirmer des résultats… et c’est encore à faire dans ce cas. Je précise toutefois que d’autres chercheurs dans le monde étudient les douleurs de poitrine liées au sport et le lien avec l’utilisation d’un soutien-gorge mais ce n’est pas pour « vérifier » les résultats du Dr Rouillon, ce sont des études différentes.

En l’absence de données extensives et de consensus général, c’est donc à vous de vous faire votre propre idée et de décider si oui ou non vous souhaitez utiliser un soutien-gorge. A priori, quel que soit votre choix, il ne sera pas dramatique. Les recherches futures préciseront cela mais pour l’instant, il ne semble pas plus dangereux de porter un soutien-gorge que de ne pas en porter. L’important est de savoir que vous avez le choix : vous n’aimez pas les soutifs, vous trouvez ça inutile? Laissez-les au placard, il n’y a rien de mal à ça! Vous adorez ça, vous vous sentez mieux avec? Alors foncez! Mais portez une taille adaptée pour ne pas avoir mal. Je le dis toujours : quand on n’est pas sûre, se fier aux appels et aux signaux de son corps est le meilleur moyen d’aller dans le bon sens. Donc écoutez-vous!

Les soutien-gorges font mal au dos (alternative : les grosses poitrines font mal au dos) : vrai ou faux?

C’est une idée reçue que j’entends souvent : les soutien-gorges sont cause de mal de dos. En réalité, ils peuvent effectivement l’être lorsque le soutien-gorge n’est pas adapté : mauvaise taille, mauvais soutien, mauvaise forme par exemple. Dans ce cas, la répartition et les tensions de la poitrine sont mal gérées voire amplifiées par le soutien-gorge et peuvent donc créer des maux de dos. Très souvent, les filles qui souffrent de ce genre de douleur quand elles portent leurs soutien-gorges peuvent régler simplement le problème en trouvant leur bonne taille. Le soutien-gorge peut donc faire mal au dos mais un bon soutien-gorge n’est pas censé causer ce genre de problèmes.

Une autre idée reçue que j’entends souvent en alternative et qui ne concerne plus tout-à-fait le soutien-gorge est de dire que les grosses poitrines sont sources de douleurs dorsales et de conseiller la réduction mammaire remboursé par la sécurité sociale.

Dans les deux cas, on a pour moi une explication simpliste : grosse poitrine et soutien-gorges ne sont que des cibles faciles pour expliquer des maux de dos.

Pour le centre de recherche en santé des femmes de la Northwestern University (USA) :

Il peut sembler intuitif de penser que ces poids lourds attachés à notre torse déséquilibreraient notre corps et ajouteraient un stress sur notre colonne vertébrale et nos muscles. (…) En réalité cependant, la poitrine est rarement le premier contributeur des maux de dos. Le dos humain, lorsqu’il est en bonne santé et normal, est plus que suffisamment fort pour supporter même une très grosse poitrine au fil des ans. De nombreux autres facteurs semblent plus susceptibles de causer ce genre de douleurs aux femmes tels que :

  • L’obésité chronique causant un stress constant et non-naturel sur l’ensemble du corps
  • La grossesse et les changements physiologiques associés
  • Une taille de soutien-gorge inadaptée
  • Une mauvaise posture chronique
  • Une blessure ou un surmenage des muscles ou des os du dos
  • Une irritation des nerfs vertébraux via une hérnie discale ou un renflement
  • Un affaiblissement des vertèbres dû à l’ostéoporose ou à des affections similaires

A côté de ces facteurs de douleur, les seins sont bien moins susceptibles de provoquer eux-même la souffrance que vous ressentez. En revanche, ils peuvent exacerber une condition pré-existante. La poitrine peut accentuer une mauvaise posture, ajouter un stress supplémentaire à des muscles déjà tendus et compliquer la guérison de disques dorsaux blessés. (…) Dans certains cas, il est possible que la poitrine d’une femme soit la première cause de se maux de dos. Cette situation survient le plus fréquemment lorsqu’une personne d’un relativement petit gabarit a des seins dont la grosseur est disproportionnée.

Ainsi, un personne dont la véritable cause de la douleur résiderait dans un problème non dignostiquée (visiblement la majorité des cas) ne résoudrait pas son problème par la chirurgie mammaire. En effet, une réduction des seins pourrait aider à limiter les douleurs en apparence mais ne réglerait absolument pas la source du problème!

D’autres études rappellent que plus une femme a une grosse poitrine, plus elle a de chance de porter une taille de soutien gorge inadaptée (exemple ici dans le cadre d’une étude de Master reprise par la Bibliothèque Nationale de Médecine américaine), notamment par manque d’une information adéquate… ce qui créé logiquement des douleurs plus fréquentes.

Donc si vous souffrez de maux de dos et qu’on blâme vos seins autour de vous, j’aurais tendance à vous conseiller de ne pas ne forcément vous précipiter vers des solutions radicales : vérifiez d’abord que vous portez une taille de soutien-gorge adaptée et de la lingerie de bonne qualité. Si vous êtes certaine que c’est le cas et qu’on continue à vous suggèrer que votre poitrine est trop grosse, demandez à votre médecin d’évaluer si vous ne souffrez pas d’autres problèmes dont votre poitrine généreuse serait un simple révélateur.

Les soutien-gorges donnent le cancer : vrai ou faux?

Certains sites de « santé » obscurs cherchent à démontrer que les soutien-gorges seraient un facteur direct de cancer du sein et n’hésitent pas à venir vous chercher directement dans votre boite mail pour vous en parler. Dans le web francophone, on vous explique même tout ça à base de termes que vous n’avez jamais entendu et d’argumentation qui parait très logique en partant du principe que l’auteur sait de quoi il parle. Cependant, aucun lien n’a été scientifiquement démontré entre cancer du sein et soutien-gorge. Oui, il est vrai que les facteurs de cancer sont difficiles à évaluer et identifier et que l’absence d’études ne signifie pas qu’aucun lien n’existe dans les faits. Mais sachez que toute personne affirmant que ça a été démontré se trompe complètement.

L’American Cancer Society réagit à une chaine de mail sur le sujet (traduit par moi):

Il n’existe pas d’études valides scientifiquement démontrant que porter un soutien-gorge de quelque forme que ce soit puisse causer le cancer du sein. La chaine de mail semble s’inspirer des écrits d’un mari et d’une femme anthropologues médicaux qui ont relié le cancer du sein au port du soutien-gorge. Ces deux anthropologues évoquent cette association dans un livre appelé Dressed to Kill. Leur étude n’était en aucun cas basée sur les principes standards de la recherche épidémiologique et n’a pas pris en considération d’autres variables, notamment les facteurs de risques connus pour le cancer du sein.

Nous connaissons une seule recherche épidémiologique basée sur des méthodes scientifiques qui a enquêté sur un lien possible entre l’utilisation du soutien-gorge et le cancer du sein. Cette étude supposait que le cancer du sein pourrait être moins courant chez les femmes qui ne portent pas de soutien-gorges que chez les autres. Cependant, le risque de cancer du sein dans les deux groupes ne se révélait pas significativement différent selon les critères statistiques standards. Les chercheurs soulignaient aussi que s’il y avait un quelconque lien, cela aurait été probablement induit indirectement, notamment parce que les femmes qui sont obèses ou ont des poitrines plus grosses ont tendance à moins se passer de soutien-gorges. L’obésité a été identifiée par de nombreuses études comme l’un des facteurs à risque pour le cancer du sein, de même qu’avoir une grosse poitrine pourrait, selon certaines études, augmenter les risques pour des jeunes femmes n’étant pas en surpoids.

Nous ne connaissons aucune autre étude épidémiologique publiée dans un journal scientifique qui démontre que les soutien-gorges puissent directement contribuer à un risque de cancer du sein ou qu’une compression lymphatique par les soutien-gorges puisse causer le cancer du sein. (…)

D’autre part, le mécanismé allégué dans le livre et dans la chaine de mail (bloquer les vaisseaux lymphatiques entrainerait une accumulation des toxines) n’est pas cohérent avec les concepts scientifiques de la physiologie et de la pathologie du sein.

Une étude scientifique portant sur 1500 femmes américaines ménopausées a été cependant publiée l’année dernière et n’a pas trouvé de lien entre le cancer du sein et le soutien-gorge (mais notez qu’une seule étude ne suffit pas à démontrer définitivement quelque chose). La Fondation belge contre le Cancer vous résume brièvement en français cette étude ici. En plus court et moins détaillé mais en français, la société canadienne du cancer dément elle aussi le genre d’informations contenu dans les emails de masse mentionnés plus haut et « recommande la vigilance en ce qui concerne toute information ou affirmation médicale provenant d’un site Web non reconnu ».

Enfin, le magazine du développement durable Terra Eco qu’on ne peut pas accuser de rouler pour les grandes industries qui nous nous mentent pour revendre de la camelote et qui est en même temps animé par des journalistes sérieux (contrairement à pas mal de sites « alternatifs » populaires mais aux informations douteuses), a aussi mené l’enquête après quelques recherches inquiétantes sur Internet où « nombre de pages font le lien entre port du soutien-gorge et apparition du cancer du sein ». La journaliste a interrogé plusieurs chercheurs :

D’après ces articles, qui reprennent à leur compte une thèse du couple d’anthropoloques américains Sydney Ross Singer et Soma Grismaijer, auteurs de « Dressed to kill : the link between breast cancer and bras » (« Le soutien-gorge et le cancer du sein. Une lingerie de séduction dangereuse ? », sorti en 1995), le soutien-gorge comprimerait la poitrine, nuisant en cela à la bonne circulation des flux et empêchant le drainage lymphatique, qui élimine les toxines. Ces dernières, qui finissent donc par s’accumuler dans les seins, seraient à l’origine de kystes et de tumeurs cancéreuses.

De plus, les poitrines lovées dans ce bout de tissu seraient plus chaudes que les seins « libres ». Or, les poitrines cancéreuses ou pré-cancéreuses sont elles aussi plus chaudes que celles qui sont en bonne santé. Le glissement soutien-gorge = cancer est donc vite fait. Mais faux.

Interrogé par Terra eco, l’Institut national du cancer, qui est l’agence sanitaire et scientifique de l’Etat français, relève qu’il n’existe « aucune étude, aucun discours scientifique étayé qui montre l’intérêt de se pencher sur le sujet ». A l’Institut Curie, qui mène des recherches cliniques et fondamentales dédiées à la lutte contre le cancer en association avec l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale ) et le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), on nous a carrément remonté les bretelles : ces thèses sont « fantaisistes ». Une bonne nouvelle quand on sait que plus de neuf Françaises sur dix portent quotidiennement un soutien-gorge.

« Le seul risque que courent des femmes qui portent des soutiens-gorges c’est, pour celles qui en choisissent des trop petits pour un effet « push up », d’avoir les baleines qui leur rentrent dans le sein, créant des lésions bénignes mais absolument pas cancéreuses », précise Marc Espié, directeur du centre des maladies du sein de l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

Sans soutien-gorge, la poitrine se déforme : vrai ou faux?

Une idée courante que nos mères ont souvent entendues et répétées est que le soutien-gorge est indispensable pour garder une poitrine ferme et qu’il protégerait « les muscles naturels ». C’est a priori une idée reçue et il n’est nul besoin de forcer une jeune fille à porter de la lingerie quand elle n’en ressent pas le besoin.

L’étude de Jean-Denis Rouillon dont je parlais plus haut a montré que les sportives qu’il a suivies ont constaté un affermissement de la poitrine en l’absence de soutien-gorge. Pour lui, se passer de soutien-gorge pourrait avoir des effets bénéfiques. Même si cela ne peut être généralisé à tout le monde et à toutes les situations, on voit au moins que chez les femmes qu’il a suivies, cela n’a pas eu d’effet nocif, au contraire.

D’autres départements de recherche universitaires dans le monde étudient les effets du port du soutien-gorge mais ils le font généralement par rapport à des situations précises : cancer du sein, sport, douleurs signalées etc. Le sujet est rarement « le port du soutien-gorge dans la vie ordinaire ». Par exemple, les universités de Portsmouth en Angleterre et de Wollongong en Australie se sont beaucoup penchés sur les mouvements de la poitrine pendant le sport et ont estimé que les seins bougeaient tellement (les chercheurs de Portsmouth parlent de secousses avec une amplitude de 12 centimères chez certaines femmes) que cela pouvait causer d’importantes douleurs qu’un soutien-gorge aiderait à limiter. Les chercheurs pensent de même que l’absence d’un soutien-gorge adapté serait un facteur qui découragerait de nombreuses femmes de pratiquer un sport. A Portsmouth, le professur Joanna Scurr pense contrairement à Jean-Denis Rouillon que face au sport, les ligaments du sein mal soutenu peuvent se détendre et entrainer des dommages sur la poitrine (voir article en anglais ici). Dans tous les cas, les recherches sont unanimes : quand on porte un soutien-gorge, il est indispensable qu’il soit adapté à la poitrine pour ne pas faire mal.

Personnellement, je serais du genre à dire qu’il est inutile de s’inquiéter si une ado refuse les soutien-gorges ou de lui expliquer qu’il faudra bien qu’elle y passe un jour ou l’autre… On peut probablement vivre sans soutien-gorge toute dans les situations courantes sans danger du moment qu’on ne relève pas de douleurs particulières!

Conclusion

A l’instar des chaussures (qui ont aussi leurs pour et leurs contre dans le monde médical) ou des slips (il y a déjà des études sur la fertilité des hommes et les slips), la nécessité ou le danger de l’utilisation des soutien-gorges ne peut être généralisée pour toutes les femmes. La recherche nous en dira plus à l’avenir mais pour le moment, c’est à vous seules de faire votre choix en fonction de vos ressentis, sauf si vous souffrez de conditions médicales particulières.

Dans tous les cas, un mauvais soutien-gorge peut avoir des effets nocifs et la première chose à faire est de vous assurer que vous portez la bonne taille et un modèle adapaté. Il faut aussi être particulièrement vigilante à vos sensations lorsque vous faites de l’exercice physique.

En attendant une recherche médicale plus complète, pas de panique ou d’injonctions à suivre sur ce que vous devez ou non porter : continuez à faire ce qui vous convient le mieux en restant attentive à votre corps.

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15 réponses à “Les soutien-gorges : bons ou mauvais pour la santé?

  1. Très intéressant ce petit récap ! Merci !

    Je ne porte plus de soutien-gorge depuis 2 ans, et mon petit 95B ne me pose aucun problème, peu importe la situation. J’ai même l’impression que mes nénés bougent balottent beaucoup moins quand je cours. Comme quoi, c’est vrai que la plupart du temps on en a pas vraiment besoin. 🙂

    • Ah intéressant d’avoir tes impressions! La plupart des visiteuses de mes articles soutien-gorges portent justement des soutien-gorges (comme moi) donc je n’ai pas souvent l’opinion « la vie sans soutif » représentée ici 😉 Tu as arrêté d’en porter parce que ça te gênait?

  2. Idem de mon coté, cela fait deux ans je pense que je n’en porte plus, je fais aussi du 95B (enfin ça dépend des jours, la taille de ma poitrine varie avec les cycles) et j’ai arrêté d’en porter car même les triangles sans armatures me gênaient, et j’ai des sortes de mini-varices sous les seins causées par les soutiens gorges (je ne les ai jamais serrés comme une folle pourtant et je suis très mince).
    Et même si au début il faut se réhabituer lorsque l’on descend les escaliers en courant, désormais aucun soucis, je fais du cheval sans soutif sans problème (le trot assis, à l’aise), les rares fois où j’ai du me tenir les seins étaient sur les routes du Tadjikistan qui sont juste une suite de trous énormes ! Mais le reste du temps je n’y pense même pas.
    Et mes seins sont fermes et se maintiennent très bien tous seuls. Après, je pense que se passer de soutien gorge est évidemment plus facile pour les personnes ayant des petites poitrines, bien qu’il est également possible pour des grosses poitrine d’évoluer « librement » comme j’ai pu le voir chez de nombreuses femmes lors de mes voyages.
    Quand aux « tu auras les seins en gants de toilette comme les africaines » il faut savoir que certaines femmes se bandent les seins afin de les faire aller vers le bas apparemment pour un allaitement plus « pratique »… et les mamies avec les seins qui pendouillent « excusez moi l’expression » ont surement eu recours à des soutiens gorges toute leur vie et donc n’ont pas favorisé les muscles qui servent à maintenir la poitrine.
    Et puis, des seins qui bougent, c’est naturel, pourquoi pas des soutien-testicules pour les hommes pour que celles-ci arrêtent de ballotter ?

    Enfin bref, je m’égare, mais j’ai vraiment aimé lire cet article très intéressant, bien que mon avis soit plutôt « tranché » sur la question, j’apprécie toute la nuance que vous avez apporté au sujet ! Et puis, personne ne détient la vérité ultime 😉

    • Merci pour ton témoignage Aurore! C’est très intéressant d’avoir ce genre de retour d’expérience.

      Je pense aussi que beaucoup de gens ne savent plus bien à quoi ressemblent des seins « au naturel ». Une poitrine, d’autant plus si elle est lourde, se maintient rarement toute seule fièrement dressée et ferme, même à 20 ans. On est trop habitués à voir des images de seins dont on a soigneusement choisi l’angle, parfois retouchés digitalement ou chirurgicalement et de décolettés enfermés dans des push-ups. Du coup, quand on voit des femmes avec des seins entièrement nus et qui ne se préoccupent pas de quoi ils ont l’air, on croit qu’ils « pendent » alors que non en fait, ils sont juste à l’air libre 🙂

      Après, je ne suis pas convaincue par l’argument « des seins qui bougent c’est naturel » par rapport au soutien-gorge car marcher pied-nus ou ne pas porter de vêtements, c’est « naturel » aussi et pourtant, dans les sociétés occidentales on choisit de porter chaussures et pull-overs car ça améliore nettement notre confort par rapport à nos conditions de vie 🙂 Mais c’est juste pour dire que cet argument ne me convainc pas personnellement, cela n’empêche pas que je respecte et comprends entièrement le choix de ne pas porter de soutien-gorge par ailleurs! 😉

  3. J’arrive un peu tard mais le sujet réapparait régulièrement. Je suis une grand mère, j’ai 62 ans et je n’ai jamais porté de soutien gorge. Je ne me suis pas posée de question, ça me gênait et c’est tout. 16 ans en 1968!
    J’en ai mis un pendant quelques mois quand j’allaitais, à cause des fuites: évidemment comme je n’ai pas une grosse poitrine, je pense que c’est un bonnet B ,ça n’est vraiment pas un problème et ma poitrine ne tombe pas.
    Depuis quelques années je porte un soutien gorge lorsque je sors en T shirt (pour ne pas choquer!) mais je l’enlève dès que je peux tellement ça me gêne.Une de mes filles, 33 ans , n’en a jamais porté non plus. Et sa poitrine ne tombe pas non plus.
    J’avais posé la question à ma gynéco, mais apparemment la question n’avait jamais été posée et elle n’avait pu me répondre.
    De mon expérience, seule une jeune femme à forte poitrine et qui ne portait pas de soutien gorge a du en remettre un tant elle a eu de douleurs alors qu’elle montait à cheval : le trot n’est pas conseillé sans maintien

    • Bonjour!
      Merci pour ce témoignage. Comme je le disais, chacune devrait pouvoir choisir ce qui lui convient le mieux et les médecins n’ont pas toujours de réponses à ces questions car ils ne l’ont pas nécessairement étudiée 🙂

  4. Bonjour, plus de soutien gorge depuis 10 ans, seins plus fermes qui tiennent mieux avec un 105 D, tous mes kystes ont disparus (opérée deux fois pour des kystes douteux), et je peux faire du sport sans soutien sans aucune douleur… Mes amies qui ont adopté les seins libres ont le même constat avec parfois même des seins qui sont remontés ! Un dernière étude très sérieuse a été publiée médicalement en février 2015 par une équipe de cancérologues à l’hôpital de Nairobi et met également en évidence le lien soutien gorge / cancer, avec un groupe témoin de 28% de femmes qui n’en portaient pas (en Afrique ça existe encore!).
    Pour moi et mon entourage il est plus qu’évident que cet accessoire est à supprimer pour sa santé et inutile pour garder des seins hauts et fermes. Vous trouverez ces nouvelles infos dans ce diaporama: Lien Supprimé
    Maintenant chacune est libre de faire ce qu’elle veut, mais quand on n’arrive pas à se débarrasser de cette addiction qu’est le port du soutien gorge, il est normal que l’on en trouve toutes les raisons possibles pour le garder, comme celle de dire que les études ne sont pas probantes.
    Beaucoup d’amies l’ont maintenant abandonné définitivement avec toujours le même constat: Que du bonheur ! Dans tous les cas, choisissez ce que vous voulez, l’essentiel est d’être informée…

    • Oui « Fernanda » ou devrais-je dire Yves, l’essentiel est d’être informée, encore faut-il que l’information ne soit pas une manipulation. Je publie ce commentaire et ne le supprime pas afin de montrer aux lectrices le genre de manipulation « scientifique » qu’on essaye de leur faire avaler.
      Vous vous faites passer pour une femme alors que vous êtes un homme, « Yves » comme l’indique votre adresse email et vous utilisez mon blog pour la troisième fois pour diffuser un diaporama très douteux que vous avez tenté également de promouvoir chez d’autres blogueuses du soutien-gorge (j’ai vu vos commentaires là-bas). Votre discours est toujours similaire. Dans un commentaire que j’avais déjà validé il y a deux ans, vous utilisiez des formules similaires sauf que vous aviez au moins l’honnêteté de vous présenter comme un homme :

      Le soutien gorge pour les femmes est une solution à un problème qu’il a généré lui-même. (Une addiction) Les témoignages sont maintenant innombrables de femmes (même à forte poitrine) qui ont réussi à se débarrasser de cette addiction (deux à trois mois) et qui ont trouvé un confort sans précédent.

      J’ignore quel est votre agenda en cherchant à promouvoir aussi agressivement l’abandon du soutien-gorge alors que vous n’en portez pas. Le diaporama que vous avez créé tord et détourne des résultats d’études scientifiques pour servir un propos qui est le vôtre et non celui des chercheurs. Vous ne donnez pas des informations aux femmes, vous manipulez l’information pour servir une cause dont la finalité m’échappe. A vrai dire, je pensais justement à votre étrange campagne lorsque j’ai écrit :

      Sur Internet, vous trouverez sans aucun doute des documents publiés sur des sites amateurs ou par des personnes à l’identité floue concernant la nocivité des soutien-gorges. Inutile de vous dire que ce n’est pas franchement fiable : il n’y a pas grand-chose de scientifique dedans et quand des études ou des personnalités médicales sont citées pour « valider » ce discours, c’est rarement légitime (par exemple, le document va invoquer une étude sérieuse pour appuyer un propos alors que l’étude parle en fait d’un phénomène différent… mais comme vous ne l’avez pas sous les yeux, vous ne pouvez pas vérifier et vous devez « faire confiance » à l’auteur du document).

      Je copie également ce que j’avais déjà écrit sous votre commentaire il y a deux ans afin que ma position sur ce genre de publications soit très claire :

      Je comprends que vous ayez votre opinion sur le soutien-gorge et je pense qu’il est très sain de réfléchir à l’utilité de ce vêtement dans notre vie mais je n’apprécie pas du tout lorsque des gens font passer pour un discours scientifique ce qui n’est qu’une théorie en fin de compte très mal alimentée.
      Votre discours affirme des choses en les présentant comme une vérité indubitable validée par des arguments scientifiques alors qu’il ne s’agit en fait que de votre opinion et que votre argumentation est pour le moins douteuse par endroits. La plupart des sources ne prouvent pas du tout ce que vous décrivez dans votre diaporama. Vous les utilisez comme caution de manière abusive et je trouve cela particulièrement dangereux, notamment à cause des procédés auxquels vous faites appel (ton dénonciateur, moralisateur, photos choquantes qui n’ont aucune légende, rapprochements très étranges destinés à servir d’argumentations, procédés rhétorique du type « rien ne prouve que j’ai tort donc j’ai raison » – ce n’est pas de la science).

      Votre diaporama a déjà été discuté ici : http://www.hoaxbuster.com/forum/danger-du-soutien-gorge-cancer
      Et le modérateur de Hoaxbuster a contacté le Dr Rouillon que vous citez comme source (parce qu’il a travaillé sur l’impact du port du soutien-gorge chez la sportive) qui a explicitement écrit qu’il ne cautionnait pas la diffusion de ce diaporama.

      Le fait que vous empruntiez une identité de femme pour essayer de me convaincre par un faux témoignage tout en me prenant pour une cruche me pousse encore plus à douter de votre discours…

  5. Bonjour,
    Je vous réponds suite au témoignage de ma femme, puisque vous vous adressez directement à moi.
    Comme vous le dites je n’ai pas besoin de me faire passer pour une femme puisque je suis déjà intervenu dans les commentaires d’autres blogs. Hommes et femmes avons je pense le droit de nous exprimer sur la question.
    Mon « agenda » est tout simplement sans aucun but lucratif ni aucun intérêt particulier, j’ai juste vu ma mère maintenant décédée subir une mastectomie à cause du cancer, et ma femme opérée deux fois pour des kystes que l’on croyait cancéreux. Tous les témoignages sur l’amélioration de la santé sans soutien gorge dont j’ai eu connaissance m’ont poussé à informer ce que tout le monde peut trouver (surtout en anglais) dans les publications médicales, ou encore sur d’autres sites qui demandent à ne pas être conditionnés par le dogme scientifique.
    Le site Hoax Buster a fermé les commentaires pour éviter que je ne mette en lien les études médicales trouvées, et le professeur Rouillon m’a envoyé lui-même certaines études qui sont dans ce diaporama, après avoir échangé de nombreux mails avec lui. La réponse de Hoax Buster disant qu’il ne cautionne pas est complètement bidon puisque dans une conférence à l’université de Besançon, il parle lui-même du blocage des fluides qui pourraient être à l’origine de certaines complications. Mais il n’a pas étudié ce problème, uniquement le problème anatomique, donc il ne peut pas s’avancer sur ce sujet.
    Je vous mets ici ses deux conférences :

    Je vous mets également en lien ci-dessous la dernière étude médicale publiée en Février 2015 par une équipe spécialiste du cancer à l’hôpital de Nairobi, afin que vous soyez sûre que ce ne sont pas des élucubrations. Ils ont eux aussi fait le lien entre cancer et soutien gorge :
    http://link.springer.com/article/10.1007/s12558-014-0358-1#/page-1

    Vous trouverez ici également une interview du professeur Charles Sultan qui étudie les effets toxiques contenus dans les produits textiles, des perturbateurs endocriniens, et donc aussi dans les soutien gorge :

    Ne voyez donc pas dans mon diaporama une théorie très mal alimentée, mais plutôt une information que peu de gens vont chercher car peu de monde pense à remettre en cause un accessoire de mode aussi bien implanté dans nos habitudes sociétales.
    Je suis désolé de vous avoir froissé dans mes interventions qui précèdent le témoignage de ma femme, ce qui prouve qu’il est très difficile de faire passer un message que les gens ne veulent pas entendre.
    Au-delà des discours scientifiques que vous trouvez sur le net, il y a maintenant assez de témoignages sur les forums pour se rendre compte que cet accessoire de mode pose problème pour la majorité des femmes, et qu’elles continuent souvent à le porter à cause de la pression sociale.
    Enchanté d’avoir pu participer à ce débat, maintenant il est vrai que chacune est libre de faire ce qu’elle veut avec son corps, le tout est d’être informée, et de pouvoir choisir sans se faire critiquer dans un sens comme dans l’autre.
    Cordialement.

  6. Bonjour Morgane,
    Je déplore que vous ne publiez pas mon commentaire précédent qui répond à tout ce que vous avancez. Je vous ai donné des précisions et études récentes dont vous n’aviez certainement pas encore connaissance lors de votre première analyse et il aurait été bon de les partager avec vos lectrices pour leur donner cette information. Je comprends que vous puissiez être méfiante à la lecture de ces informations peu connues qui remettent en question pour beaucoup de femmes leur façon de vivre et leur apparence, le soutien gorge étant perçu par beaucoup comme un « bouclier social ».
    Comme vous le dites, et je partage cette opinion avec vous, nous n’en sommes qu’aux premières découvertes sur ce sujet, mais pour moi avec toutes mes lectures et tous les témoignages que j’en ai, il s’agit de plus en plus d’une évidence : Le soutien gorge est générateur de pathologies. Vous m’excuserez donc du parti pris que j’ai sur la question, ce qui vous a certainement surprise. Rassurez vous il n’y a aucun but caché sous cette démarche, juste l’envie d’informer sur un problème de santé important à mes yeux.
    Donc informons, internet est un formidable outil pour le faire. Vous trouvez cela dangereux ? Où est le danger lorsqu’une femme retire son soutien gorge pour sa santé et qu’au bout de quelques semaines elle y trouve un réel bénéfice ? Le véritable danger n’est-il pas plutôt le cancer du sein qui touche une femme sur huit ?
    Le témoignage que vous avez lu n’est pas un faux et bien celui de ma femme, et il est bien hors de question pour nous de vous prendre pour une cruche. Rien que le fait que vous publiez un article sur ce sujet prouve votre intérêt pour la question. Je pense que le débat est intéressant entre sceptiques et convaincus, et que nos échanges ne peuvent que le faire évoluer (toujours bien sûr dans la courtoisie). Vos lectrices ne peuvent en être que des bénéficiaires. En général quand ma femme parle de ce sujet et qu’elle entrevoit une critique, elle répond « toi qui me critique tu n’es pas venu me voir quand j’étais sur le billard ! »
    Je vous mets une des dernières phrases traduite des résultats de la dernière étude médicale publiée en Février 2015 sur le sujet : « Les modèles de soutien-gorge portés étaient significativement corrélés à la survenue du cancer ». ( http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs12558-014-0358-1/lookinside/001.png )
    Je vous remercie de faire paraître mes commentaires, nos échanges ne pouvant être qu’enrichissant.

  7. Bonjour Morgane,
    Je vous remercie pour la publication de mon commentaire précédent et je viens vous apporter ici quelques précisions.
    Il y a quelques années, ma mère maintenant décédée, a subi une mastectomie (ablation su sein) suite à un cancer, et ma femme a subi deux interventions chirurgicales à quelques années d’intervalles pour lui enlever deux gros kystes douteux. Vous comprendrez ainsi d’avantage ce que vous appelez « mon agenda » (mais je ne vous en veux pas, vous ne pouviez pas le savoir)
    Concernant le site HoaxBuster, je pense qu’il vaut mieux qu’ils se contentent de dénicher les petites blagues sur internet, plutôt que d’affirmer des choses sur un sujet qu’ils ne maîtrisent pas, et dont ils croient détenir toute la science en faisant juste trois clics sur internet. Mes recherches et relectures d’études m’ont pris trois ans, avec des échanges de mails avec médecins et chirurgiens.
    Le plus amusant, c’est qu’ils citent Jean Denis Rouillon comme alibi pour soutenir leur parti pris, alors que c’est Jean Denis lui-même qui m’a envoyé ses études sur le soutien gorge. Notamment la thèse d’Olivier Roussel dont vous ne trouvez pas ailleurs les extraits sur internet. J’ai échangé de nombreux mails avec lui avant de publier ce diaporama. Il est bien évident que Jean Denis n’a pas travaillé sur le lien cancer / soutien gorge et je ne cite pas ses travaux pour cela, mais seulement pour rassurer les femmes qui veulent supprimer leur soutien gorge pour leur santé : leurs seins ne vont pas tomber bien au contraire (c’est hélas le premier souci des femmes avant la maladie). Hoax Buster en prenant pour alibi Jean Denis Rouillon pour balayer les études concernant le cancer du sein et autres pathologies créent eux-mêmes un hoax ! Amusant…
    Néanmoins Jean Denis est conscient des dangers pour lui supposés du soutien gorge car il en parle quelques secondes dans au moins une de ses conférences (mais ne peut évidemment l’affirmer puisque ses travaux ne portent pas là-dessus) et en a également parlé dans une interview d’un journaliste Claude Mislin du journal Le Pays en septembre 2006: « Autres conseils du professeur: …/… ne pas comprimer la poitrine à cause du risque de cancer… » (Mais je répète qu’il ne peut rien affirmer car pour lui ce n’est pas le but de ses travaux). Je vous mets ici ses deux conférences sur la remise en question de la fragilité du sein, elles vont vous intéresser :
    (Vidéos déjà citées ci-dessus)
    Hoax Buster m’a reproché que le lien supposé n’était pas avéré (en citant uniquement Jean Denis Rouillon, aussi je vous mets en lien ci-dessous la dernière étude médicale publiée en Février 2015 par une équipe spécialiste du cancer à l’hôpital de Nairobi, afin que vous soyez sûre que ce ne sont pas des élucubrations. Ils ont eux aussi fait la corrélation entre cancer et soutien gorge :
    http://link.springer.com/article/10.1007/s12558-014-0358-1#/page-1
    Vous trouverez ici également une interview du professeur Charles Sultan qui étudie les effets toxiques contenus dans les produits textiles, des perturbateurs endocriniens, et donc aussi dans les soutien gorge :
    (Vidéo déjà citée ci-dessus)
    Vous trouverez ici une étude publiée en 2011 et encadrée par un spécialiste en gynécologie obstétrique qui arrive également aux mêmes conclusions car les soutiens gorges empêchent ou ralentissent tous fluides corporels :
    Lien supprimé car je ne lis pas l’espagnol

    Dans un souci d’honnêteté je vais vous citer également une étude de 2014 à Seattle faite par une étudiante et qui dit que le lien cancer/soutien gorge n’existe pas. Mais cette étude souffre de faiblesses selon même son auteur : recrutement par téléphone, habitudes auto déclarées, femmes très âgées, aucun groupe témoin sans soutien gorge… De plus l’organisme qui a publié cette étude fait de nombreuses études sur les couturières de l’industrie textile de Shangai, on peut dés lors supposer beaucoup de choses… Mais beaucoup préfèrent croire cette seule étude faussée car elle rassure, tout simplement !
    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25192706
    Et comme souvent on reproche aux hommes qu’ils ne comprennent rien à ce sujet car ils n’ont eux-mêmes pas de sein (pas touche, c’est un sujet de fille, seulement les filles peuvent en parler) je vous propose une interview du Docteur Elisabeth Vaughan (c’est une femme) qui a soigné des centaines de patientes avec des kystes et douleurs dans les seins simplement en supprimant leur soutien gorge (de nombreuses études mettent en évidence le lien kystes/cancers). Elle le conseille ici :
    Lien supprimé car je ne considère pas que la chaine américaine Fox News soit crédible

    Ne voyez donc pas dans mon diaporama une théorie très mal alimentée, mais plutôt une information que peu de gens vont chercher car peu de monde pense à remettre en cause un accessoire de mode aussi bien implanté dans nos habitudes sociales. Mon diaporama dérange, je le sais, il bouscule les idées reçues, oblige une remise en question, et montre des images de cancer qui sont une réalité (n’importe qui peut trouver ces images sur Google en tapant « breast cancer ») mais il sauvera peut-être les vies de celles qui auront compris que la pression sociale ne cherche pas forcément leur bien-être…
    Ne perdons pas de vue que ce sont les non conformistes qui font évoluer une société !
    J’espère que ces quelques précisions vont éclairer vos lectrices. J’ai de très nombreux témoignages de femmes reçus qui me font chaud au cœur et que j’aurais aimé partager avec vous, mais vous pourrez en trouver également sur de nombreux forums.
    Je déplore toutefois que lorsque je parle de « seins santé et anatomie » certains ou certaines entendent « érotisme sexe pornographie »…
    Je terminerai sur l’adoption d’un texte par le Parlement : « toute personne physique ou morale a le droit de rendre publique ou de diffuser de bonne foi une information concernant un fait, une donnée ou une action, dès lors que la méconnaissance de ce fait, de cette donnée ou de cette action lui paraît dangereuse pour la santé ou pour l’environnement »
    Je vous remercie encore grandement pour votre article qui permet d’ouvrir ces informations à vos lectrices. Comme vous dites, après libre à chacune de faire ce qu’elle désire…

  8. Bonjour Morgane,
    Je vous remercie pour la publication de mon commentaire précédent et je viens vous apporter ici quelques précisions. (Je scinde mon commentaires en deux car sinon il ne passe pas)
    Il y a quelques années, ma mère maintenant décédée, a subi une mastectomie (ablation su sein) suite à un cancer, et ma femme a subi deux interventions chirurgicales à quelques années d’intervalles pour lui enlever deux gros kystes douteux. Vous comprendrez ainsi d’avantage ce que vous appelez « mon agenda » (mais je ne vous en veux pas, vous ne pouviez pas le savoir)
    Concernant le site HoaxBuster, je pense qu’il vaut mieux qu’ils se contentent de dénicher les petites blagues sur internet, plutôt que d’affirmer des choses sur un sujet qu’ils ne maîtrisent pas, et dont ils croient détenir toute la science en faisant juste trois clics sur internet. Mes recherches et relectures d’études m’ont pris trois ans, avec des échanges de mails avec médecins et chirurgiens.
    Le plus amusant, c’est qu’ils citent Jean Denis Rouillon comme alibi pour soutenir leur parti pris, alors que c’est Jean Denis lui-même qui m’a envoyé ses études sur le soutien gorge. Notamment la thèse d’Olivier Roussel dont vous ne trouvez pas ailleurs les extraits sur internet. J’ai échangé de nombreux mails avec lui avant de publier ce diaporama. Il est bien évident que Jean Denis n’a pas travaillé sur le lien cancer / soutien gorge et je ne cite pas ses travaux pour cela, mais seulement pour rassurer les femmes qui veulent supprimer leur soutien gorge pour leur santé : leurs seins ne vont pas tomber bien au contraire (c’est hélas le premier souci des femmes avant la maladie). Hoax Buster en prenant pour alibi Jean Denis Rouillon pour balayer les études concernant le cancer du sein et autres pathologies créent eux-mêmes un hoax ! Amusant…
    Néanmoins Jean Denis est conscient des dangers pour lui supposés du soutien gorge car il en parle quelques secondes dans au moins une de ses conférences (mais ne peut évidemment l’affirmer puisque ses travaux ne portent pas là-dessus) et en a également parlé dans une interview d’un journaliste Claude Mislin du journal Le Pays en septembre 2006: « Autres conseils du professeur: …/… ne pas comprimer la poitrine à cause du risque de cancer… » (Mais je répète qu’il ne peut rien affirmer car pour lui ce n’est pas le but de ses travaux). Je vous mets ici ses deux conférences sur la remise en question de la fragilité du sein, elles vont vous intéresser :
    (Vidéos déjà citées ci-dessus)

    • Bonjour,
      On peut dire que vous êtes déterminé à faire passer un message si j’en crois les 6 commentaires que vous avez laissé en l’espace de 8 jours sous ce même article!
      Sachez que ce blog est mon espace de loisir. Je n’y écris pas tous les jours, loin de là. Je ne vous ai donc pas « censuré » en ne validant pas vos messages. Je n’avais simplement pas le temps de m’en occuper, d’autant plus que ma politique est de ne pas laisser publier des liens dont je doute de la crédibilité : il me fallait donc vérifier ce que vous aviez publié. Par ailleurs, même si j’avais décidé de ne pas publier votre message, cela aurait été mon choix car ce blog n’est pas un organe de presse mais simplement mon lieu d’expression. Votre second message a été validé automatiquement.

      Maintenant, vos messages sont très longs et je n’ai donc pas le temps d’y répondre point par point. Vous revendiquez une crédibilité plus importante que Hoaxbuster mais je sais que leurs vérifications sont sérieuses tandis que tout ce que je connais de vous c’est un diaparoma qui manque franchement de rigueur scientifique. Je ne vois pas pourquoi je vous croirais plus qu’eux sur les propos de Monsieur Rouillon. Les participants de Hoaxbuster n’ont pas dit que le soutien-gorge ne causait pas de cancer, ils ont dit que votre diaparoma ne le démontrait pas et que les propos du Dr Rouillon ne le confirmait pas non plus.

      Je veux bien croire que ce n’est pas de la mauvaise volonté mais vous utilisez beaucoup de sources qui ne prouvent pas ce que vous dites en espérant appuyer vos propos par ce biais. L’étude de l’université du Kenya juge le lien entre l’occurence du cancer et le soutien-gorge significatif. Cela ne signifie pas que le soutien-gorge cause le cancer de ces femmes Kényanes mais qu’une part importante des femmes qui ont été interrogées et sont atteintes de cancer portent régulièrement un soutien-gorge. Or, il n’y a pas nécessairement là un lien de cause à effet. Par exemple, il est possible que ces femmes portent un soutien-gorge pour une raison précise liée à leur cancer (ex: les femmes à plus grosse poitrine ont plus de risques de cancer ET portent plus souvent le soutien-gorge etc.). En outre, le lien entre l’occurence du cancer et l’occupation professionnelle ou l’usage d’une contraception hormonale sont indiqués comme aussi élevé que le lien avec le soutien-gorge. Les liens avec le régime alimentaire, les antécédents médicaux et le lieu de résidence sont également soulignés. Ces résultats signifient donc qu’il faut s’intéresser de plus près à ces éléments, pas que l’usage d’une contraception hormonale ou d’un soutien-gorge cause directement le cancer.
      (Précision d’ailleurs vous traduisez « patterns of brassiere wearing were significantly correlated with cancer occurence » par « les modèles de soutien-gorges portés étaient significativement corrélés à la survenue du cancer » mais il faut le traduire par « la récurrence » ou « l’habitude du port de soutien-gorge était significativement corrélée à l’existence d’un cancer » = un nombre significatif de femmes souffrant d’un cancer portait régulièrement un soutien-gorge, rien de plus, rien de moins).
      Ensuite, comme je l’ai dit dans cet article, il s’agit d’UNE étude qui doit donc être confirmée par plusieurs autres études avant d’être jugée comme « un fait » et nous ignorons dans quelle condition les femmes sondées portent leur soutien-gorge, la qualité de ce soutien-gorge etc.

      Par ailleurs, vous me présentez des vidéos certainement très intéressantes mais qui ne parlent PAS de cancer. Le fait que des produits chimiques soient des perturbateurs endocriniens n’est PAS lié au soutien-gorge spécifiquement mais à la fabrication industrielle des textiles et de nombreux produits en général. C’est un réel problème mais il n’a pas réellement sa place dans le débat « l’usage du soutien-gorge est-il pertinent ».

      En bref, votre diaporama me dérange non pas parce que je ne veux pas remettre en cause mes habitudes et que vous êtes un non-conformiste comme vous le dites mais parce que son manque de rigueur scientifique et sa très grande approximation peuvent créer des croyances et des peurs infondées, comme le font beaucoup de sites internet s’auto-proclamant « alternatifs ». Par exemple, vous encouragez les lecteurs à aller googler des photos chocs de cancer du sein. Quel intérêt à part jouer sur l’émotion, l’angoisse et la peur? Il n’y a aucun intérêt pédagogique et scientifique à feuilleter des photos horribles. Cela ne fait pas réfléchir mais pousse plutôt à suivre ses inquiétudes. Ce n’est pas en orientant les gens vers des informations approximatives que vous ferez progresser la recherche médicale et les attitudes de santé sûres ou la prévention du cancer.
      Enfin, il n’y a pas que l’étude « d’une étudiante » qui n’est pas parvenue à établir de liens entre le port du soutien-gorge et le cancer mais bien plusieurs études sérieuses. Cela ne veut pas dire que ce lien n’existe pas mais simplement que rien ne permet d’affirmer qu’il existe comme vous le faites. Ainsi, je ne considère pas que vos affirmations sont fiables et rigoureuses, et à ce titre je considère que vous n’êtes pas dans le cadre du devoir citoyen d’information que vous mettez en avant, et ce malgré tout votre bonne foi.

  9. Bonjour,

    Je vais parler de ma petite expérience pour le coup dans les deux cas de figures.
    Le soutien gorge m’a toujours gêné et effectivement parce que je les choisissais mal, c’était quelque chose dont j’ai toujours eu conscience mais même les profesionnel.les de la lingerie ne savent pas nous orienter, n’osent pas mesurer la poitrine ou la toucher, y’a du pudisme.

    Pour reprendre donc, ça m’a toujours gêné, bonnets flottants et bretelles serrées, j’ai cessé d’en porter occasionnellement quand je me suis mise à faire beaucoup de sieste car ça m’étouffait atrocement dans mon sommeil.
    J’ai définitivement arrêté suite à une prise rapide de poids, mes soutifs étant tous devenus trop petits, et j’ai jamais songé à les remplacer. Je suis passer à ce moment là d’un bonnet B à un bonnet C (je ne pourrais pas dire le tour en cm). Ce que je peux affirmer avec cette expérience c’est que dans le quotidien, le bonnet C sans soutif ne me gênait pas, marcher, monter ou descendre des escaliers, me pencher pour prendre des trucs, ce n’était ni douloureux ni gênant. En revanche ça le devenait pour l’exercice physique, si je courais ça me faisait mal, notamment parce que mes seins ballonaient de droite à gauche, donc c’était surtout sur les côtés extérieurs que j’avais mal (du haut jusqu’au début du pli). Maintenant que j’ai perdu 13 kilos et suis revenu à un bonnet B je peux tout faire sans soutien gorge. J’ai testé, du mushing (chien de traineau) à une séance de sport de combat de 2/3h, aucune gêne ni douleur.
    Je pense que les petites poitrines peuvent définitivement se passer de soutien gorge (de mon avis carrément inutile pour les bonnets A en dehors du côté sexy), je ne sais pas si ça change quoique ce soit en terme de confort, mais en terme d’économies je peux affirmer sans m’avancer dangereusement que c’est un gain non négligeable.
    Pour les plus grosses poitrines, si elles veulent se passer de soutien gorge pour x ou y raisons, j’ai lu qu’elles pouvaient faire des exercices bustiaux pour le maintien, notamment pectoraux et dorsaux, vu qu’il n’y a pas de muscles à proprement parler dans les seins. Apparemment ça peut le faire, à tester.

    Je sais que l’article a deux ans déjà, mais bon voilà, si ma toute petite expérience permettait de nuancer, le soutien gorge n’est pas inutile pour certaines poitrines, mais je trouve normal qu’il soit sujet à débat, il faut voir dans quel état ses ancêtres ont mis les femmes (corset/bustier = déplacements d’organes, fractures des côtes qui allaient parfois perforer les poumons, asphyxie).

    • Merci pour ce partage d’expérience Gulp. Je ne suis pas sûre que les exercices bustiaux puissent vraiment aider au maintien mais selon certaines études, les grosses poitrines peuvent parfaitement se passer de soutien-gorge pendant le sport (d’autres études disent l’inverse). A chacune de voir où elle se sent à l’aise! Et pour celles qui n’arrivent pas à se passer de soutien-gorge mais trouvent le soutien-gorge gênant, il faut vraiment commencer par voir si on porte la bonne taille, c’est souvent LA clé du problème 🙂

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