Perdre du poids quand on est contre les régimes : que penser de Linecoaching?

J’ai un peu hésité à écrire cet article en tant qu’anti-régime convaincue. Je pense que l’obsession de la perte de poids, de la minceur et de « l’alimentation équilibrée » sont de vrais problèmes de société (manger des produits de bonne qualité est différent de suivre des règles contre ses envies parce que « c’est bien »). Je ne voulais donc pas que mon blog participe à cette obsession.

J’ai finalement décidé d’en parler car j’ai moi-même cherché des témoignages de blogueuses à propos du programme Linecoaching. Maintenant que je suis inscrite, je pense que mon propre point de vue peut servir à d’autres personnes. En plus, l’été et ses couvertures de magazines féminins proposant de perdre 6kg en 3 semaines ont bien besoin d’un contre-argument…

Pourquoi ai-je choisi de tester Linecoaching?

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Linecoaching est un programme en ligne (payant) créé par les docteurs Gérard Apfeldorfer et Jean-Philippe Zermati. Ce qui m’a attirée vers ce site, c’est le travail de ces deux spécialistes du comportement alimentaire.

J’ai longtemps été complexée par mon poids et j’ai entamé un régime quand j’avais environ 20 ans. Après quelques mois, les résultats étaient visibles. On me félicitait pour ma perte de poids et je me disais que peut-être, pour une fois, j’allais atteindre cette minceur dont j’avais toujours rêvé. Mais je réalisais aussi que malgré de nombreux kilos perdus, j’avais toujours du mal à me sentir bien dans mon corps. Je restais avec cette image complexée d’une moi qui serais trop grosse pour être aimée.

Les premières semaines de régime avaient été difficiles. Je me souviens de cette obsession alimentaire qui m’envahissait entre le déjeuner et le goûter puis entre le goûter et le dîner, ce moment où je crevais de faim et où je m’impatientais d’avoir le droit de manger. On répétait tellement que pour avoir un beau corps, il fallait avoir de la volonté que je me disais « Résiste, c’est une question de contrôle de soi, tu dois dompter cette envie de manger ». Après plusieurs kilos perdus, j’ai relu ma fiche de régime et j’ai réalisé que je le suivais trop strictement. Au goûter, j’étais supposée pouvoir manger plus qu’un bout de pain, ce que j’avais mal compris. J’ai donc commencé à ajouter à ma tartine grillée, une pomme ou une pêche. J’ai juste changé ça dans mon régime. Et j’ai aussi arrêté de peser au gramme près mes quantités car je me disais que maintenant, je voyais à peu près à quoi correspondait 100 grammes de pâtes à vue d’oeil.

Hé bien à partir ce jour, mon poids est devenu hors de contrôle. Je ne craquais pas mais cette pêche et ces peut-être 10 grammes de pâtes supplémentaires me faisaient grossir sans que je puisse l’empêcher. J’ai essayé de supprimer ces « excès » mais c’était trop tard, j’avais perdu le contrôle.

J’ai réfléchi et je me suis dit que c’était très grave qu’un régime doive être suivi au gramme près, à vie, pour fonctionner, qu’il y avait un souci dans ce concept. Je ne voulais pas stresser pour un quignon de pain en trop, je ne voulais pas paniquer au moindre écart ridicule. J’étais persuadée que ce n’était ni normal ni naturel de devoir contrôler son poids autant, malgré tout ce qu’on disait. J’ai donc décidé de tout abandonner et d’apprendre à faire la paix avec moi-même plutôt que de vouloir correspondre à un idéal qui ne semblait pas réaliste puisqu’il fallait suivre un programme strict et très régulé pour y parvenir.

C’est à peu près à cette époque que je suis tombée sur les livres de Jean-Philippe Zermati et Gérard Apfeldorfer. Pour eux, les régimes et les injonctions du type « manger cinq fruits et légumes par jour » sont très nocifs car ils poussent les gens à suivre des règles alimentaires plutôt que d’écouter leur corps. Or, notre corps sait mieux que quiconque ce qu’il a besoin de manger. En se déconnectant de nos sensations, notamment par le biais de régimes qui nous apprennent à lutter contre ces sensations, on n’est plus capable de savoir ce qu’on a vraiment besoin de manger. Et une fois qu’on s’écarte du chemin balisé des régimes et des recommandations médicales, on est perdus et on mange des choses dont on n’a pas besoin. C’est pour ça qu’on craque de manière compulsive certains jours ou qu’entre deux régimes on prend plus de poids qu’on en a perdu. Selon Zermati et Apfeldorfer, les régimes et l’obsession du « manger équilibré » sont en partie responsable de l’épidémie d’obésité car les gens ne savent plus identifier les signaux de leur corps.

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L’idée m’a séduite et je me suis rendue compte qu’effectivement, quand je me faisais plutôt confiance et que je me demandais « ai-je vraiment envie de ça? », je ne grossissais pas du tout. Mon IMC restait supérieur aux tableaux qu’on trouve dans les livres de santé mais les deux spécialistes expliquent justement qu’on a chacun un poids « de forme » programmé génétiquement. Pour certains d’entre nous, c’est un poids qui correspond aux idéaux sociaux et à l’IMC. Pour d’autres, c’est au-dessus. Et ça paraissait logique que pour moi ça soit au-dessus. Du côté de mes deux parents, les femmes doivent suivre des régimes si elles veulent atteindre le poids socialement idéal. Elles ne sont pas « minces » naturellement. Quant à moi, j’ai toujours été au-dessus de cet IMC alors que j’ai une alimentation qu’on qualifierait volontiers d’équilibré. Je pesais une dizaine de kilos « de trop » même quand je faisais 6 à 10 heures de sport par semaine. Je ne suis pas faite pour être mince comme dans les magazines, c’est comme ça.

Pendant des années, j’ai donc suivi grossièrement les préceptes Zermati et Apfeldorfer. Mon corps avait parfois envie de manger une tablette de chocolat entière et je ne grossissais pas. Puis j’avais la même tablette dans mon placard pendant des semaines et je n’avais aucune envie d’y toucher. Je ne me « contrôlais » pas. Je n’en avais juste pas envie. Il suffisait de se demander « je veux manger quoi? » : pas de balance, pas d’interdits, pas de règles, je laissais mon corps me guider et tout allait bien.

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Mais quand j’ai déménagé à l’Ile Maurice, j’ai soudain pris 12kg en 2 ou 3 mois. Après des années où mon poids était toujours 1 ou 2 kg plus bas ou plus haut selon les mois mais jamais plus que ça, cette soudaine prise de poids était clairement anormale. Je n’avais pas l’impression d’avoir changé mon alimentation mais il était certain qu’avec ce déménagement dans un autre pays, j’avais subi un bouleversement qui pouvait me déconnecter temporairement de mes sensations.

Afin de résoudre le problème, j’ai décidé d’être plus attentive aux préceptes de Zermati et Apfeldorfer. Et petit à petit, j’ai réussi à perdre 6kg. Mais il restait toujours 6kg en trop. Et deux après, ils étaient toujours là, coincés dans mon corps. La tentation du régime s’est présentée à moi à nouveau : peut-être qu’il fallait que je fasse un régime avant de reprendre mon rythme « je m’écoute »? C’est alors que j’ai entendu parler de Linecoaching dans un article du magazine en ligne MadmoiZelle sur la méthode Zermati/Apfeldorfer.

En découvrant le site, j’ai été un peu rebutée par ce langage qu’on retrouve dans les méthodes de vrais régimes. La page d’accueil nous promet qu’on va « maigrir durablement », elle affiche des témoignages de femmes minces qui se vantent d’avoir « perdus 7 kg en quelques mois », elle nous donne des conseils pour « maigrir » etc. En bref, c’est très racoleur et je regardais ça avec suspicion.

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En plus, je me disais que je connaissais déjà la méthode Zermati et Apfeldorfer parce que j’avais lu en diagonale certains de leurs livres et interviews, que je suivais leurs préceptes depuis plusieurs années. Est-ce que ce programme allait vraiment m’être utile? Finalement, j’ai pensé que les 75 euros nécessaires pour l’abonnement de 3 mois, c’était le prix d’une seule consultation chez un nutritionniste. Autant tenter le coup pour voir.

Mon expérience de Linecoaching après un mois

Le côté racoleur qui m’avait effrayé n’est pas du tout présent une fois inscrit. En fait, on m’a demandé deux fois de rentrer mon poids depuis le début, il y a plusieurs semaines : le but n’est clairement pas de perdre un maximum de kilos mais plutôt de retrouver un rapport équilibré à la nourriture.

La blogueuse Mademoiselle Lane avait eu des réticences similaires par rapport au côté racoleur et les responsables du site lui ont expliqué que leur budget passait dans le programme plutôt que dans le marketing assez « basique ». Ils promettaient alors d’améliorer le ton. C’était en 2012 et ça a quand même changé depuis car je n’ai pas ressenti une pression aussi forte que Mademoiselle Lane (par exemple, je ne me souviens pas avoir vu une mention de l’IMC)! Par ailleurs, la blogueuse Caro a interviewé Jean-Philippe Zermati lui-même et celui-ci a expliqué que ce ton « vous allez maigrir miraculeusement! » était une tactique pour attirer vers une méthode plus saine des gens convaincus de la nécessité des régimes. J’avoue que je trouve cet argument assez pertinent car on est vraiment trop lobotomisés par les discours des régimes!

Le programme consiste en une série d’étapes à passer pour apprendre à mieux écouter son corps. Selon la méthode, si on mange quand on a faim et qu’on s’arrête quand on est arrivé à satiété, peu importe ce qu’on mange, on ne grossira pas. Car si on mange très calorique, le corps arrivera à satiété plus vite. Et si on mange beaucoup trop un jour, le corps aura moins faim lors des repas suivants. Idem, si on mange beaucoup d’un certain type d’aliments, on n’en aura pas envie les fois d’après : la régulation alimentaire se fait sur une dizaine de jours.

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Première étape : observer son comportement alimentaire

Lors de la première étape, on nous demande d’observer la façon dont on mange : est-ce qu’on a faim quand on mange? est-ce qu’on mange au calme? est-ce qu’on est distrait parce d’autres activités au moment du repas?

Cette étape me paraissait inutile car j’avais l’impression de connaitre déjà tout ça. On peut aussi faire des défis qui me paraissaient trop faciles (ne pas se peser tous les jours, manger au calme etc.) et on a accès à des outils que je pensais déjà maitriser (« je fais une liste des aliments que j’aime » etc.).

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Je me suis donc demandé si j’étais vraiment la cible du programme mais des participantes plus avancées m’ont assurée sur le forum que les étapes suivantes me permettraient d’aller plus en profondeur. Après avoir hésité à annuler mon inscription, j’ai choisi de poursuivre cette expérience sans me poser trop de questions.

Deuxième étape : la respiration en pleine conscience

L’étape d’après consistait à faire deux jours de « respiration en pleine conscience ». En gros, on doit faire deux sessions de 10 minutes où on se concentre sur sa respiration et où on prend conscience des pensées qui nous traversent.

Cette étape m’intéressait intellectuellement mais je n’avais pas l’impression qu’elle m’était très utile car je ressentais peu les émotions négatives qu’on nous suggérait « d’accepter ». L’idée de cet exercice, c’est qu’on mange parfois en fonction d’émotions fortes et non de vrais besoins. C’est ok de manger pour se réconforter mais il faut être capable de faire la part des choses et de vraiment déguster l’aliment plutôt que de manger de manière compulsive sans s’arrêter sur nos sensations. Cette respiration doit nous permettre « d’être dans le moment présent » et de mieux supporter nos émotions.

Même si je comprends le principe, je ne suis toujours pas convaincue que cet exercice m’apportera quelque chose mais ça a l’air d’être un point clé du programme donc j’attends de voir… J’ai commencé un nouvel exercice de pleine conscience qui consiste à se concentrer sur ma faim. Je crois que c’est supposé nous apprendre à mieux supporter la faim mais j’ai l’impression que chez moi, ça me fait surtout réaliser que j’ai plus faim que je ne le croyais!

Troisième étape : expérimenter la sensation de faim

Après ces deux jours, on nous demande de sauter le premier repas de la journée pendant quelques jours. Il peut s’agir soit du petit déjeuner, soit du déjeuner si on ne prend pas de petit déjeuner (cet exercice ne doit pas être fait par certains diabétiques par exemple). On doit ensuite analyser les sensations de faim : à quelle heure on ressent les premiers symptomes de la faim? A quelle heure on mange après les avoir ressentis et quelle est l’intensité de cette faim? Quels sont les symptomes qu’on ressent quand on a faim?

Cet exercice m’a beaucoup plu car le petit déjeuner est loin d’être mon repas préféré. Je ne sais pas trop quoi manger en général et je trouve ce repas assez ennuyeux. En plus, je n’ai pas tellement faim le matin. Je m’oblige un peu à prendre un petit-déjeuner pour ne pas avoir faim à 10h ou 11h alors que je travaille, puis me retrouver décalée au déjeuner. Mais manger le petit-déjeuner sans faim fait que j’ai souvent faim tard au déjeuner : en effet, je mange le matin alors que mon corps n’en a pas besoin! Résultat, quand j’ai des horaires imposés pour le déjeuner, c’est trop tôt et je n’ai toujours pas faim donc j’absorbe également mon déjeuner sans enthousiasme parce que j’ai peur d’avoir faim l’après-midi si je ne mange pas. Bref, cercle vicieux, je me retrouve décalée quand même!

En sautant le petit déjeuner, je me suis rendue compte que ça se passait très bien pour moi et que ça me donnait en fait un rapport plus serein à la nourriture. Pourtant, j’ai tellement entendu depuis l’enfance qu’il ne faut absolument pas sauter ce repas, « le plus important de la journée » que je n’aurais pas forcément pensé à le faire de manière régulière. Même sans prendre de petit-déjeuner, je n’ai pas tellement faim le matin et je me retrouve plutôt contente d’arriver au déjeuner puisque j’ai alors faim à ce moment-là. Du coup, je mange mon repas du midi avec plaisir.

Après chaque étape, le site nous envoie un bilan personnalisé bien qu’automatique. D’après les infos que j’avais rentrées, mon bilan a conclu que soit je mangeais trop le soir, soit je n’avais pas vraiment besoin de petit-déjeuner. Donc je peux essayer de manger moins le soir ou continuer à sauter le petit déjeuner le matin si je le sens bien. J’ai suivi ces conseils pour le moment et j’ai continué à sauter le petit déjeuner pendant quelques jours.

Quelle n’a pas été ma surprise de réaliser, 3 semaines après le début du programme, que j’avais perdu 2 kilos! En règle générale, je ne m’attarderais pas sur 2kg car je varie facilement au cours de la semaine. Sauf que je n’avais plus atteint ce poids depuis deux ans et que ce poids reste stable voire descend d’un kilo certains jours depuis une dizaine de jours! En ne mangeant plus sans faim le matin et le midi, j’ai légèrement minci sans m’en rendre compte. Je ne me suis pas affamée du tout et je ne restreins rien de particulier. Je mange juste quand j’ai vraiment faim et ça m’a permis d’atteindre un poids que je n’atteignais plus depuis longtemps.

Quatrième étape : analyser son comportement alimentaire « avancé »

Après cette étape, j’ai dû rentrer pendant 10 jours une analyse de chacunes de mes prises alimentaires. Il ne s’agissait pas de dire « j’ai mangé ceci ou cela, j’ai mangé beaucoup ou pas » mais simplement d’expliquer à quelle heure je mange, si j’ai faim quand je mange, à quelle intensité, si je m’arrête de manger quand je n’ai plus faim etc.

La conclusion de ces 10 jours m’a un peu déçue tout en ne me surprenant pas. Mon bilan souligne que je respecte bien ma faim et globalement que je n’ai pas tellement changé depuis le premier bilan… Ben oui puisque ça fait des années que je suis à l’écoute de ma faim, de mes envies et de ma satiété! La marge de progression est certainement moins importante que d’autres clientes…

Cependant, cette étape m’a permis d’être plus attentive que d’habitude et j’ai réalisé certaines choses sur mon comportement alimentaire. Par exemple, j’ai beaucoup plus de mal à y voir clair dans mes sensations le soir qu’en journée. J’ai souvent l’impression d’avoir faim très tard et ça m’impatiente. Quand je mange enfin, mes sensations de faim disparaissent, je ne sais plus dire quand j’arrive vraiment à satiété, et j’ai l’impression d’avoir faim à nouveau peu de temps après être sortie de table. Ce comportement est très différent du reste de la journée. Or, cette confusion de fin de journée explique peut-être pourquoi je n’ai pas faim le matin : je n’identifie pas mes vrais besoins le soir, et je mange peut-être plus que nécessaire.

Les autres aspects du programme

L’étape que je m’apprête maintenant à passer consiste à expérimenter différents niveaux de faim et analyser mes sensations et réactions. Il faut aussi que je fasse des exercices de respiration pour mieux étudier ma faim. Je ne sais pas encore ce que ça va donner!

En dehors de ce programme alimentaire, on peut suivre un programme sportif que je n’ai pas essayé car je fais déjà du sport et que faire des flexions et abdos devant une vidéo, ce n’est vraiment pas mon truc. Peut-être que je m’y mettrai à un moment pour voir ce que ça donne…

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Des chats sont proposés régulièrement sur différents thèmes avec Jean-Philippe Zermati et Gérard Apfeldorfer. J’ai participé à l’un d’eux sur le thème de la faim. J’ai plutôt apprécié car nous étions peu de participants, donc nos questions obtenaient toutes une réponse du spécialiste, même si ce n’est pas facile d’aller très en profondeur dans ce type de format!

Il est aussi possible d’écrire à « une coach », une psychothérapeute formée à la méthode. Elles sont disponibles à tout moment et répondent à toutes nos questions. J’ai essayé ça et la réponse était à peu près personnalisée. Ma coach s’est montrée disponible mais j’ai eu l’impression qu’elle répondait un peu à côté, presque comme si elle avait des réponses types, ce qui peut s’expliquer par le fait qu’elle ne connait rien de moi pour l’instant. Son conseil de pratiquer la respiration en pleine conscience plus assidûment pour mieux gérer mes sensations du soir ne m’a pas trop convaincue.

Quand on prend l’option premium, on a le droit de contacter les coachs un certain nombre de fois par téléphone.

Sinon, j’ai écrit plusieurs messages sur le forum. Celui-ci n’est pas très très actif mais il y a quand même des participants très impliqués donc on reçoit des réponses pertinentes et on peut comparer son expérience avec d’autres.

Enfin, il y a les défis dont j’ai déjà parlé et les « outils » qui nous donnent des clés supplémentaires et plusieurs exercices pour réussir les différentes étapes.

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Est-ce que Linecoaching vaut le coup?

Pour résumer, je ne regrette pas mes 75 euros à ce stade. J’ai vraiment l’impression d’apprendre et de découvrir des choses sur moi, sans stress, sans culpabilisation et avec une philosophie très positive d’acceptation de soi. J’ai signé pour trois mois, je verrai ce que ça donne à la fin!

Cependant, je précise que je suis déjà relativement libérée des complexes et du rapport conflictuel à la nourriture. Je me pèse rarement, avoir pris 12kg ne m’a pas fait plaisir mais ça ne m’a pas donné une image de moi trop mauvaise, je ne regarde quasiment jamais les apports caloriques d’un aliment, je n’ai pas peur (la plupart du temps) de me mettre en maillot de bain ou de montrer mes jambes, je ne culpabilise pas de manger une demi-tablette de chocolat ou un bon tas de chips… Bref, il y a beaucoup d’étapes que j’ai déjà bien intégrées même si je suis encore attachée à certaines croyances alimentaires accumulées au fil des ans, notamment du temps de mon régime (ex: éviter de prendre deux types de féculents en même temps mais toujours manger un féculent par repas, ne pas mettre de beurre dans ses pâtes etc.).

De ce que je lis d’autres témoignages d’utilisateurs de Linecoaching, le parcours peut être très dur quand on est encore influencé par les discours pro-régimes. Beaucoup de femmes ont du mal à lâcher la balance, que ce soit pour elle-même ou pour leurs aliments, elles ont une sorte de calculette à calories dans la tête qui les fait paniquer quand elles se laissent aller à manger un baba au rhum à midi, elles ont peur à la fois d’avoir faim et de manger… Bref, ce programme demande un certain lâcher-prise et apprend à se faire confiance, ce qui peut être difficile quand on n’en a plus l’habitude. Mais je suis persuadée que c’est encore plus bénéfique dans ce cas!

Linecoaching c’est vraiment l’anti-régime, une façon de réapprendre à manger sainement sans avoir un bouquin explicatif dans le coin de la table, une méthode pour se faire confiance et écouter son corps. Franchement, je pense que l’expérience vaut la peine d’être tentée, surtout que de nombreuses études ont démontré la nocivité des vrais régimes!

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2 réponses à “Perdre du poids quand on est contre les régimes : que penser de Linecoaching?

  1. C’est très intéressant parce que finalement ce sont beaucoup de principes que m’avaient expliqué ma nutritionniste. Ces derniers mois ont été compliqués et je n’ai pas eu le courage de m’y remettre mais tu me fais déjà réaliser que le livre du Dr Zermati est à la maison et que je ne l’ai jamais fini. Je vais commencer par là !

    • Ah tu as eu de la chance d’avoir une nutritionniste comme ça!!
      Moi j’en ai eu (seulement deux heureusement) qui me faisaient la morale, me disaient que je « mangeais trop gras et trop sucré » (une avait décrété ça en regardant mon ventre : « c’est le sucre cette forme-là ») etc.
      Je n’ai jamais lu le livre de Zermati en entier non plus mais je pense que c’est pas mal de s’y plonger de temps en temps.
      Moi je suivais juste la méthode en surface après avoir lu l’idée générale jusqu’à mon inscription à Linecoaching mais c’était déjà bien pour rester stable! J’ai choisi d’aller sur Linecoaching parce que je savais que racheter le livre allait juste lui permettre de trainer sur ma table de chevet sans être ouvert (j’ai souvent la flemme de finir les livres). Je voulais un truc un peu cadré avec des exercices pratiques.
      Mais même avec une vie compliquée, c’est utile de comprendre les grands principes donc commencer par lire le bouquin si tu lis plus que moi, je ne peux que le conseiller ;)! Suivre ses préceptes, je trouve que ça vient vraiment naturellement, comme un réflexe au bout d’un moment! Donc la plupart du temps, même quand on a pas envie de se prendre la tête, on peut un peu se reposer dessus quand on est bien familier du truc.

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