La Belle au Bois Dormant, une histoire d’agression sexuelle?

Dans mon premier article sur les princesses, ces héroïnes de plein droit dignes de servir de modèles aux petites filles, vous avez probablement remarqué que je ne mentionnais pas le conte de La Belle au Bois Dormant alors qu’une histoire similaire, celle de Blanche-Neige, était longuement analysée. J’ai récemment rappelé que le conte de La Belle et la Bête n’était pas l’histoire d’un homme abusif et violent, contrairement à la version Disney, mais il me sera plus compliqué de renverser les idées reçues avec La Belle au Bois Dormant. On entend souvent dire que ce conte valoriserait la violence sexuelle contre les femmes et chercherait à en faire quelque chose de romantique : l’héroïne dans son sommeil ne peut pas s’exprimer sur ce que fait le prince mais le récit présente cela comme séduisant. Ce conte est connu sous plusieurs versions dont certaines posent en effet un certain nombre de problèmes autour de la question de l’agression sexuelle de l’héroïne par le prince. Mais est-ce vraiment valorisé?

Belle au bois dormant - Richard Eisermann 1884

Illustration de Richard Eisermann (1884)

N’oublions pas que les contes sont supposés être des récits oraux : ils se racontent et évoluent avec leur public. Aussi, les détails, les phrases chargées de moralisme ou le déroulement précis de l’intrigue ne sont pas la vraie essence du conte. D’une version à l’autre, on retrouve à peu près la même trame : un roi et une reine viennent avoir une petite fille, on leur annonce que cette fille est condamnée à être plongée dans un profond coma lors de son passage à l’adolescence à cause d’un fuseau de laine, elle est éloignée des fuseaux mais n’échappe pas au sort à cause de l’un d’eux oublié dans une pièce lointaine et finalement, un prince voisin arrive dans le château endormi et la jeune fille finit par se réveiller. Dans certaines versions, l’histoire ne s’arrête pas là. Le prince s’unit secrètement à la princesse et cache à son entourage les deux enfants qu’il a eu d’elle. Une femme jalouse veut faire assassiner ces trouble-fêtes et les manger en l’absence du prince mais ses plans sont déjoués et elle meurt à la place de l’héroïne.

Prenons quelques instants pour analyser les trois versions principales.

Le Soleil, la lune et Thalia de Giambattista Basile, 1635

Belle au bois dormant - Henry Meynell Rheam 1899

Illustration de Henry Meynell Rheam (1899)

Dans la version italienne de Giambattista Basile, la violence subie par l’héroïne est limpide. Le roi, qui est marié à une autre femme, trouve la princesse endormie dans son château et la viole : ce n’est pas dit en toutes lettres mais c’est très explicite quand on lit l’extrait suivant :

Au premier coup d’œil, le roi crut qu’elle dormait et il l’appela ; mais il ne put la réveiller, quoi qu’il fît. Comme il s’était épris de sa beauté, il la porta à bras le corps sur un lit, la laissa couchée et s’en retourna à son palais, où il ne tarda pas à oublier toute cette aventure. Neuf mois après, la jeune fille accoucha de deux jumeaux, un garçon et une fille.

L’héroïne, appelée Thalia dans cette version, ne peut consentir à cette relation sexuelle puisqu’elle est endormie. Elle accouche alors qu’elle est toujours inconsciente : elle ne sait pas ce qui lui est arrivée lorsque ses enfants provoquent son réveil au bout de plusieurs mois et c’est seulement plus tard que le roi la retrouve et lui explique la situation. Thalia, victime du viol doit aussi en porter toute la responsabilité sociale. C’est elle que l’épouse légitime du roi blâme lorsqu’elle découvre ce qui s’est passé et Thalia tente en vain de se justifier, de prouver que c’est elle la victime et qu’elle n’a jamais donné son consentement :

Sur ces paroles, Thalia essaya de s’excuser. Ce n’était pas sa faute : le roi avait pris possession de son territoire pendant qu’elle dormait. Mais la reine ne voulut rien entendre : elle fit allumer, dans la cour de son palais, un grand bûcher, et ordonna qu’on y jetât l’infortunée.

Comme beaucoup de victimes de viol, Thalia est condamnée à une double peine tandis que le roi est exempt de toute responsabilité. Le conte est sur ce point très réaliste. Il reste cependant ambigu sur le sort de la princesse, reconnaissant l’absence de romantisme de sa relation avec le roi puisque celui-ci l’oublie après l’avoir violée et s’en rappelle par hasard comme on se rappelle d’un objet sexuel :

Or, un jour, le roi se souvint d’elle et, sous prétexte d’une partie de chasse, vint au château. Il la trouva réveillée avec ses deux charmants coucous.

Malgré le fait qu’on ne parle pas d’une histoire d’amour consentie, la morale du conte est troublante puisqu’il semble valoriser le viol qu’elle a subi. Il se conclut ainsi :

À qui a de la chance
Le bien vient même en dormant.

Dans ce récit, le roi symbolise le pouvoir patriarcal indiscuté puisque c’est sa volonté qui oriente toute l’action dans laquelle les deux femmes, l’épouse légitime et Thalia, tentent de trouver leur place pour survivre. Cependant, le roi n’est pas vraiment présenté non plus comme un sauveur. Ce sont les enfants qui finissent par rompre le sort qui plonge l’héroïne dans le coma, pas lui :

Une fois, comme ils eurent envie de téter et qu’ils ne trouvèrent pas les bouts des seins, ils saisirent le doigt et le sucèrent tant qu’ils en tirèrent l’écharde. Leur mère parut sortir d’un profond sommeil, vit ces bijoux à ses côtés, leur donna à teter et les eut aussi chers que sa vie.

Peut-on donc interpréter « le bien » qui vient en dormant selon la morale du conte comme l’arrivée des enfants qui la réveille et non le viol? Par ailleurs, quand Thalia est menacée par la reine, c’est le cuisinier qui la sauve elle tandis que le roi ignore tout de l’affaire. Le souverain n’a plus qu’à intervenir quand la reine avoue tous ses méfaits pour tirer Thalia du bûcher. D’autre part, il n’a eu auparavant aucune difficulté à pénétrer le palais endormi où se trouvait la jeune fille parce qu’il n’y a pas de magie à combattre et c’est un mari infidèle qui n’assume pas ses actes puisqu’il cache son aventure à sa femme. Il est donc tout-puissant en raison de sa position sociale mais il n’a rien des héros valeureux des contes ou du prince Philippe de chez Disney.

La Belle au Bois Dormant, les frères Grimm, 1812

Belle au bois dormant - John Collier 1921

Illustration de John Collier (1921)

Dans la version allemande des frères Grimm, le prince embrasse la princesse sans son consentement. Certains y voient une métaphore d’un viol mais le texte me parait un peu trop discret pour ça.

Elle gisait là si belle qu’il ne pouvait en détourner les yeux, il se pencha et lui donna un baiser. Alors qu’il l’effleurait de ses lèvres, la Belle au Bois Dormant, battit des paupières, se réveilla et le regarda avec affection.

Le prince considère cependant que son désir pour la princesse lui donne un droit à l’embrasser sans se préoccuper de ce qu’elle veut. Le consentement de la jeune fille n’est pas pris en compte, ce qui constitue donc une agression sexuelle, même si elle accueille positivement le baiser à son réveil. D’autre part, rien n’indique que le baiser la sort du sommeil ou qu’il était nécessaire.  La fée qui a adouci la malédiction a simplement annoncé :

Elle ne tombera pas morte mais dans un profond sommeil de cent années.

Le sort était donc censé s’annuler tout seul au bout de cent ans. Si ce baiser inutile et non consenti est présenté comme un moment positif, le prince n’est pas un héros attendu. Il n’est mentionné nulle part dans la prophétie et il est bien expliqué que si lui franchit le dangereux environnement du château là où d’autres ont péri, c’est uniquement parce que les cent années se sont écoulées :

Le jouvenceau déclara : — « Je ne crains rien, et je veux voir la Belle au Bois Dormant. » Le vieil homme chercha à l’en dissuader mais il ne voulut rien écouter. Cependant les cent années s’étaient écoulées et le jour était venu où la Belle au Bois Dormant devait se rèveiller. Alors que le fils du roi s’approchait de la haie d’épines, il y avait de hautes et belles fleurs qui s’écartèrent pour le laisser passer sans le blesser et qui se refermaient de nouveau en haie vive.

Le prince n’est pas un héros, il n’avait rien d’autre à faire que d’être là au bon endroit au bon moment. Cela rend son baiser d’autant plus troublant : il a eu une attitude absolument centrée sur lui-même puisque son baiser n’avait aucun autre but que son propre plaisir. Les frères Grimm arrêtent leur récit au mariage de l’héroïne avec ce prince qui n’est pourtant pas son sauveur, tout juste quelques phrases après son réveil.

La Belle au Bois Dormant, Charles Perrault, 1697

Enfin, la version française de Charles Perrault offre une histoire bien plus centrée sur les personnages féminins et où il n’est nulle part mention d’un prince agresseur. Tout d’abord, le prince est cité par la prophétie mais on l’y charge de « réveiller » la princesse, rien de plus. Il n’a pas à le faire spécifiquement par un baiser :

Rassurez-vous, roi et reine, votre fille n’en mourra point ; il est vrai que je n’ai pas assez de puissance pour défaire entièrement ce que mon ancienne a fait ; la princesse se percera la main d’un fuseau ; mais, au lieu d’en mourir, elle tombera seulement dans un profond sommeil, qui durera cent ans, au bout desquels le fils d’un roi viendra la réveiller.

Cent ans plus tard, un paysan raconte une histoire similaire au prince en question mais il ne mentionne toujours pas de baiser :

Mon prince, il y a plus de cinquante ans, que j’ai ouï dire à mon père qu’il y avait dans ce château une princesse ; qu’elle y devait dormir cent ans, et qu’elle serait réveillée par le fils d’un roi, à qui elle était réservée.

Le prince décide donc de s’aventurer au palais qui s’ouvre à lui car il est attendu : il n’y a pas de danger ou de monstres à combattre.

À peine s’avança-t-il vers le bois, que tous ces grands arbres, ces ronces et ces épines s’écartèrent d’elles-mêmes pour le laisser passer. Il marche vers le château qu’il voyait au bout d’une grande avenue où il entra, et, ce qui le surprit un peu, il vit que personne de ses gens ne l’avait pu suivre, parce que les arbres s’étaient rapprochés dès qu’il avait été passé. Il ne laissa pas de continuer son chemin.

A son arrivée dans la chambre, il ne touche pas la princesse et se comporte avec le même respect qu’on adresserait à une figure sacrée :

Il entre dans une chambre toute dorée, et il voit sur un lit, dont les rideaux étaient ouverts de tous côtés, une princesse qui paraissait avoir quinze ou seize ans, et dont l’éclat resplendissant avait quelque chose de lumineux et de divin. Il s’approcha en tremblant et en admirant, et se mit à genoux auprès d’elle. Alors, comme la fin de l’enchantement était venue, la princesse s’éveilla.

Illustration de Jessie Willcox Smith (1911)

Illustration de Jessie Willcox Smith (1911)

Dans les autres versions, les sentiments des héroïnes ne sont pas vraiment interrogés. Elles prennent le roi ou le prince comme époux parce qu’ils se sont présentés à elles. En revanche, dans la version de Perrault, les deux jeunes gens ont de choses à partager et le prince est justement « le prince charmant » qu’attendait l’héroïne : il est littéralement l’homme de ses rêves.

« Est-ce vous, mon Prince? lui dit-elle, vous vous êtes bien fait attendre. » Le Prince charmé de ces paroles, et plus encore de la manière dont elles étaient dites, ne savait comment lui témoigner sa joie et sa reconnaissance ; il l’assura qu’il l’aimait plus que lui-même. Ses discours furent mal rangés ; ils en plurent davantage ; peu d’éloquence, beaucoup d’amour. Il était plus embarrassé qu’elle, et l’on ne doit pas s’en étonner ; elle avait eu le temps de songer à ce qu’elle aurait à lui dire, car il y a apparence (l’histoire n’en dit pourtant rien) que la bonne Fée, pendant un si long sommeil, lui avait procuré le plaisir des songes agréables. Enfin il y avait quatre heures qu’ils se parlaient, et ils ne s’étaient pas encore dit la moitié des choses qu’ils avaient à se dire.

Le prince semble ici plutôt nécessaire pour le réveil de la princesse mais il n’a pas besoin de la toucher sans son consentement. Leur désir de se marier semble entièrement partagé et basé sur une vraie alchimie. L’héroïne n’est pas impressionnée par sa puissance puisqu’ils sont à égalité dans leur statut et dans leurs discussions. D’autre part, leur amour n’est pas né d’une pulsion sexuelle masculine mais d’une vraie connexion intellectuelle : ils ont des tas de choses à se dire.

Le conte a droit à une deuxième partie, comme la version de Basile. Pour une raison obscure, le prince choisit de garder son mariage secret et ne le révèle publiquement qu’à la mort de son père lorsqu’il devient le nouveau roi. On ne sait pas bien pourquoi non plus, l’héroïne se retrouve coupée de son entourage qui avait dormi avec elle et livrée à la Reine-mère, une Ogresse qui veut la manger. Le prince craignait sa mère avant de révéler son mariage mais décide étrangement de lui confier sa femme et ses deux enfants quand il part à la guerre.

Le conte éloigne alors ce personnage masculin du récit pour se recentrer sur l’opposition entre les deux femmes. L’Ogresse souhaite manger ses petits-enfants et sa belle-fille mais le cuisinier qu’elle charge de ce méfait choisit, comme dans Blanche-Neige, de mettre en place un subterfuge avec l’aide de sa femme pour épargner l’héroïne et ses petits. Il donne à l’Ogresse des animaux à manger et elle n’y voit d’abord que du feu. Lorsqu’elle réalise la tromperie, elle décide de faire exécuter le cuisinier, sa femme et la famille de son fils. L’entrée du prince-roi sauve tout le monde mais encore une fois, il est sauveur non par son héroïsme mais par son statut royal. Il est là par hasard, ne comprend rien à ce qui se passe et n’a même pas à prendre de décision pour que la situation se règle :

Ils étaient là, et les bourreaux se préparaient à les jeter dans la cuve, lorsque le roi, qu’on n’attendait pas sitôt, entra dans la cour, à cheval ; il était venu en poste, et demanda, tout étonné, ce que voulait dire cet horrible spectacle. Personne n’osait l’en instruire, quand l’ogresse, enragée de voir ce qu’elle voyait, se jeta elle-même la tête la première dans la cuve, et fut dévorée en un instant par les vilaines bêtes qu’elle y avait fait mettre. Le roi ne laissa pas d’en être fâché : elle était sa mère ; mais il s’en consola bientôt avec sa femme et ses enfants.

La Belle au Bois Dormant, une histoire de femmes et non de prince charmant

Belle au bois dormant - William Arthur Breakspeare

Illustration de William Arthur Breakspeare (1856-1914)

L’héroïne de ces trois contes maitrise beaucoup moins son destin que d’autres princesses comme Cendrillon, la Belle ou la Petite Sirène. Cependant, le récit s’intéresse à son parcours de vie et aux femmes qui l’aident et la dérangent plus qu’aux hommes autour d’elle. Ce point de vue très féminin et cette héroïne qui n’est pas dévalorisée par rapport à son époux simple représentant du pouvoir restent des éléments importants pour la place des femmes dans la littérature.

Les trois contes s’intéressent ainsi particulièrement aux personnages féminins : les bonnes et les méchantes fées chez Perrault et Grimm jouent un rôle clé, la femme qui file la laine dans les trois versions est responsable du coma de l’héroïne, la belle-mère et l’épouse légitime chez Basile et Perrault sont des antagonistes de choix, et toujours chez eux, le seul homme qui sauve vraiment l’héroïne et ses enfants, le cuisinier, est assisté par sa propre épouse. Quant aux parents de l’héroïne, ils sont la plupart du temps mentionnés comme un groupe « le Roi et la Reine », le roi exprimant les ordres mais pas beaucoup plus.

Dans le dessin animé La Belle au Bois Dormant, Disney a conservé l’importance des fées et de l’héroïne mais a rendu plus importants les personnages masculins qu’ils soient le père d’Aurore, son fiancé ou son beau-père. Et si dans le conte de Perrault, l’héroïne n’est pas du tout agressé sexuellement, Disney a préféré opter pour une version intermédiaire où le baiser sur une femme endormie devient la seule voie de secours (ce sur quoi les studios sont revenus avec la version moderne du conte dans Maléfique où le prince exprime sa gêne à l’idée d’embrasser l’héroïne inconsciente).

L’agression sexuelle est ainsi rendue romantique chez Grimm, à la fois problématique et recompensée chez Basile et n’est pas au menu de Perrault. Bien que présente dans certaines versions, elle est donc un élément dont le récit oral de La Belle au Bois Dormant peut se passer comme le montre Perrault, d’autant plus qu’elle ne constitue pas le coeur du message des deux contes les plus connus (Grimm et Perrault). En effet on est ici encore une fois face au parcours d’une femme qui tente de survivre dans un monde qui lui échappe malgré son ascendance noble et non d’une héroïne passive qui attend un homme pour la libérer. D’ailleurs, Thalia, la victime de viol explicite, est la fille « d’un seigneur » tandis que les deux autres héroïnes sont des filles « de roi ». Moins puissante que les héroïnes suivantes, Thalia est plus exposée à la violence du pouvoir patriarcal.

Quiqu’il en soit, le motif qui est réellement récurrent dans les trois contes est la lutte entre l’héroïne et ses alliés (les bonnes fées, le cuisinier et sa femme), le monde magique très féminin qui la plonge dans un sommeil handicapant (les mauvaises fées, la vieille au rouet) et éventuellement une femme antagoniste (la belle-mère, l’épouse légitime). Le tout est simplement « arbitré » par un roi détenteur officiel du pouvoir qui ne fait que reconnaitre un état de fait révélé grâce à l’équipe de l’héroïne. Qu’il aille chercher la princesse dans son château endormi ou qu’il lui permette d’échapper à l’exécution prévue par son ennemie, le roi-prince est un représentant du pouvoir et non un réel acteur de l’intrigue.

La Belle au Bois Dormant ne représente donc pas du tout le conte le plus libérateur pour les petites filles, mais il comporte certains éléments intéressants pourvu qu’on les mette en lumière, à commencer par le fait que l’héroïne n’est pas sauvée par un prince charmant mais par la bienveillance de certaines personnes de son entourage. Tout ne tourne donc pas autour de l’amour hétérosexuel, et d’ailleurs, à part chez Perrault où le prince ne touche pas la princesse, il n’est jamais vraiment question d’amour conjugal puisque même le souverain de chez Basile qui la tire du bûcher semble plus intéressé par la progéniture qu’elle lui a assuré que par elle-même.

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10 réponses à “La Belle au Bois Dormant, une histoire d’agression sexuelle?

  1. encore une fois super article, très bien construit, détaillé et pertinent ! merci beaucoup pour ton éclairage nuancé (grâce auquel j’ai moins d’idées « toutes faites » ;)) à bientôt 🙂

    • Merci! J’ai longtemps hésiter à poster un article sur ce conte car je trouvais l’angle moins intéressant que les autres, et surtout plus difficile à analyser sur 3 versions quand même assez différentes… et puis je me suis dit que je n’allais pas éviter dans parler sous prétexte qu’il correspondait moins à mon propos sur les princesses. Du coup, je suis contente que ça t’ai plu car je n’en étais pas aussi sûre!

  2. Merci pour cette analyse détaillée et ô combien bluffante… Je n’en reviens pas, et pourtant c’est limpide ! Comme quoi, nous sommes vraiment formatées par les contes de notre enfance.

    • Merci pour ce commentaire 🙂 Je pense que les contes sont un cadre auquel on colle les normes morales de l’époque où ils sont racontés 🙂 Le fait qu’on continue à voir la Belle au Bois Dormant comme une aventure romantique montre surtout que notre vision des relations amoureuses n’est pas très féministe, même au 21e siècle 😦

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